‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 230 sur 776 · P. 287 et suiv., 333, 345, 302, 306, 412 et suiv · texte numérisé non relu

P. 287 et suiv., 333, 345, 302, 306, 412 et suiv

ressemble moins à la tâche militaire d'un Marius ou d'un Pompée, éloignés pendant des années de l'Italie, et faisant corps avec leur armée, leur province- et leurs ennemis '.

Cela n'empêche que César n'eût son armée bien dans la main. La discipline ne devait pas être très rigoureuse, sauf aux heures de combats Au début, il y eut parfois de violents murmures : le proconsul dut discourir et n'osa pas commander ou punira Mais dès la seconde année, on accepta les plus rudes choses, travail ou climat*. César était, comme son oncle Marius, le premier à la peine ^ et il ne laissait jamais les soldats les derniers à la récompense ^ Tous comprirent vite qu'une telle guerre rapporterait beaucoup : les officiers purent réaliser leurs rêves d'une villa en Campanie'; après une seule victoire, chaque soldat reçut un esclave ^ A l'heure de la bataille, César ne manquait pas d'apparaître, haranguant les troupes, donnant le signal, surveillant le combat au milieu de sa réserve, et, s'il y avait danger, entrant avec elle dans la mêlée : une fois même, dit-on, il fut fait prisonnier'. Sa popularité grandit donc à chaque année de la guerre. Il le fallait d'ailleurs : car, de tous les généraux de Rome, ce fut lui qui demanda à ses hommes les plus dures fatigues contre l'ennemi et à la fin les plus vilaines besognes dans leur patrie. Et, la Gaule conquise, son armée et lui se trouvèrent unis par une irréductible complicité.

Mais quand on a parlé de l'armée de César, on ne connaît encore que la moitié des hommes qui marchaient avec lui et dont le sort était lié à sa volonté. Une multitude de non-combattants

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