Cf. Rloch, M. Mmilius Scaurus, Paris
2. Nous ne connaissons pas 1' « ère • de la provinre, et nous ne connaissons pas davantage sa « loi ». Il est (|ucstion, mais sous rKmpire soulcincnl, de sa formula (IMine, III, 37). — Il est possible que, Domitius ayant été laissé en Gaule (cf. Valèro-Ma.xime, IX, C, 3), ce fut pour organiser celle province, et que celle organisation, i)ar suite, se place en 121 ou 120. On place son triomphe et celui de Fabius à Home en 120", mais sans cerlitude (cf. p. 19, n. 1). — Cf., sur la dalc de la création de la province : Zumpl, p. l.'i et suiv. (par .Marius); Desjardins, II, p. 2«:i-290 (en 121?); Ilerzog, p. 48-9 (par Domitius); Lebégue, p. 10 (\)aT Domitius). - - Sur le nom de la province, p. 98.
3. D'après Strabon (IV, 1, H), Fabius aurait élevé au confluent de l'Isère et du Rhône, lieu du combat, un trophée de pierre blanche cl deux temples, l'un à Mars, l'autre à Hercule; Florus (I, 37, G) parlo de tours ornées de trophées, élevées
LA CllKATlON DE LA PROVINCE DE GAULE. 21
Toutefois, trois ou quatre batailles ne suffisaient pas pour réduire à une éternelle impuissance le Midi de la Gaule. Les mois qui suivirent la fuite des Arvernes furent consacrés, par les généraux romains à faire reconnaître de tous la majesté du peuple romain.
Les Allobroges leur donnèrent le plus de mal, ainsi qu'il fallait s'y attendre. Mais Fabius les battit ou les effraya assez pour mériter le surnom d' « Allobrogique », qui passa à ses descendants. Comme tous les proconsuls du temps de l'oligarchie, il avait la main rude; et plus tard, quand les orateurs romains voudront inspirer aux Allobroges une terreur salutaire, ils évoqueront devant eux le nom de Fabius'. Leur immense domaine, plaines et montagnes, fut réuni à l'Empire, et la province fut poussée jusqu'à Vienne et Genève ^ au seuil de l'Europe centrale.
Dans le voisinage de la Méditerranée, les peuplades gauloises, Cavares du Comtat, Helviens du Vivarais, Volques du
par Domilius et par Fabius chacun au lieu de sa victoire. — Comme Je doute que la bataille contre Bituit ait eu lieu au confluent de l'Isère (p. 17, n. 4), je crois (si les trophées s'y voyaient réellement) que cet emplacement a été choisi par les deux chefs parce (jue là se trouvait la frontière des Allobroges, et que ce genre de monuments était fréquemment disposé, non pas au lieu de la bataille, mais aux frontières des peuples vaincus (Gicéron, De invcntione, II, 23, 69; Servius ad .-£«., XI, 6; Silius, XV, 491-2; Dion Cassius, XLI, 24, 3; C. I. L., V, p. 904 et s.). — Cette érection de trophées permanents en terre ennemie, dit Florus, était alors une chose nouvelle chez les Romains (empruntée aux Grecs?), et ceux de Domilius et Fabius en seraient le premier exemple; cf., cependant, Silius, XV, 491-2 (t. 1, p. 496, n. 1). — Le trophée de Fabius est placé par Révellat à la ruine dite Sarrasinière, à 3 à 4 kilomètres d'Andance, et la bataille, vers la petite plaine de Saint-Bot [Saint-Bosc] (Rev. arch., 1864, II, p. 12-24). On a également vu les ruines d'un trophée dans le « temple de Diane >• de Désaignes dans l'Ardèche (opinion réfutée par Roussel, Annuaire... de l'Ardèche pour 1840, Aubenas, p. 226 et suiv.).
1. Le fait d'une campagne particulière de Fabius contre les Allobroges me parait résulter de son surnom (Yelléius, II, 10, 2; Ammien, XV, 12, 4), peut-être de ce qu'il a triomphé sur eux (p. 19, n. 1), et d'un passage de Gicéron, Pro Fonteio, 12, 26. Cf. du Rieu, De gente Fabia, Leyde, 1850, p. 404-7. — Ils ont dû faire leur soumission déûnitive à Domilius après la prise de Bituit (Tite-Live, Ep., 61). — A cette campagne ou à la fuite après la défaite de Bituit se rattache peut-être le trésor de Tourdan dans l'Isère (Blanchet, n" 124).