César, I, 6, 3; 10, 5; Dion Gassius, XLVI
Languedoc, se livrèrent sans trop de résistance : il n'est dit nulle part que Fabius ou Domitius ait eu à les combattre'. C'étaient des tribus d'humeur pacifique; elles habitaient, pour la plupart, de vieilles villes, des vallons fertiles, des plaines ouvertes ; Marseille les avait habituées à respecter ou à aimer les hommes et les choses du Midi. Les Volques Tectosages euxmêmes, les maîtres de la riche et puissante cité de Toulouse, acceptèrent de devenir, sous le titre décevant d' « alliés », les sujets du peuple romain -, et une garnison fut installée pour garder la ville gauloise ^ Grâce à l'annexion des terres du Languedoc, la province de Gaule rejoignit celle d'Espagne au col du Pertus S et suivit la Garonne jusqu'au confluent du Tarn, à moitié route entre la Méditerranée et l'Océan ^
Le seul péril que les Romains eurent à écarter leur vint des hommes de la montagne, les Rutènes des pays de Rouergue. AUiés très fidèles des Arvernes, ils avaient uni leur cause à celle de Bituit. Quelques-unes de leurs tribus combattirent sans doute sur les bords du Rhône; d'autres, peut-être, descendirent en armes contre les Romains du Languedoc. Aussi bien, maîtres du haut pays qui domine le Toulousain et le Narbonnais, ils étaient d'incommodes A^oisins pour la nouvelle province. Une sévère leçon leur fut infligée ]5ar Fabius ou Domitius % et, à la suite d'incidents que nous ignorons, leur territoire fut démembré. On ne laissa aux Rutènes que la partie septentrionale, celle qui valait le moins, le Rouergue de Rodez; le reste, l'Albigeois,
1. Peut-être verra-t-on une allusion à des guerres contre eux chez Cicéron, Pro Fonteio, 12, 26 (rdù/uds). Ce sont ces peuples, je crois, dont Cicéron (8, 16) dit : Qui in oïdima causa suiU. Remarquez la lidélilé des Helviens à Uonic, César, De b. G., VII, 05, 2; I, 47, 4; 53, 5-6.
2. Dion Cassius, XXVII, 90, p. 334, Roissevain : Toy-oacrav ... ïvaîTovSov ojda -roi; 'Po)[j.a!oiî.
3. Uion, ib. — Il semblerait résulter du récit de Dion (tojç çpo-jpoù; 8£0r,vat), ([u'elle était installée à l'intérieur de la ville, i)ar suite sur les hauteurs de Vieille- Toulouse. (If. p. 96, n. 2.