I, 22, 1, 3 et
8. I, 22, 3 : In proximum collem subducit [sur le sens, cf. p. 214, n. !]. A gauche de ce carrefour?
9. I, 22, 4. César dit (22, 1) qu'ils ne se doutèrent de rien.
10. I, 22, 5; cf. p. 213, n. 1. Toulon est une excellente place de camp romain.
L'énervante poursuite allait-elle donc recommencer, avec l'incertitude des vivres et l'ignorance du pays? Encore six à sept jours de marche vers le couchant, et on quitterait la terre des Éduens pour celle des Bituriges*, en plein inconnu. Les convois n'étaient pas encore arrivés, et le surlendemain les provisions seraient épuisées ^ Tout cela donnait à réfléchir à César. Le plus pressé était de nourrir ses soldats. Précisément, de son nouveau campement (Toulon?), une route facile menait en une seule étape au mont Beuvray ^ : une fois à Bibracte, dans la capitale des Eduens, il maîtriserait leurs ressources et leurs volontés. Il donna donc l'ordre, le matin, de tourner vers le nord, et de prendre le chemin de Bibracte (par Montmort?) \
Les Helvètes n'avaient qu'à le laisser faire et à continuer, désormais sans crainte, vers le Berry et la Saintonge (par la route de Decize?^). Mais les événements de la quinzaine leur avaient rendu la confiance. Peut-être aussi ne voulurent-ils pas laisser Dumnorix et Bibracte à la merci de César. Ils revinrent sur leurs pas, atteignirent, derrière les Romains, la route du Beuvray, et se mirent à charger vigoureusement l'arrière-garde ®
— Les Helvètes ont pu camper vers l'étang de Montmorl et au delà, sur la route de Decize ?