T. II, p. 544, 535-540; César, I
4. Depuis le départ de Genève. Il en est parti 368 000 (29, 3), 6000 Verbigènes furent pris plus tard (27, 4), 30 000 Tigurins furent tués (p. 208, n. 1), 14 000 Boïcns
encore 130 000 hommes, qui purent s'échapper et gagner le pays des Lingons (de Toulon à Dijon?)' : de là, ils devaient retourner en Suisse par la Franche-Comté. Le proconsul ne songea pas à les poursuivre : son armée avait fort souffert dans la bataille; elle devait être lasse de ces journées de marches et de craintes; elle attendait ses vivres "^ D'ailleurs, une poursuite n'eût abouti qu'au massacre des fugitifs, et César ne désirait pas les tuer à plaisir. Il accorda à ses légions trois jours de repos ^
Ses ordres suffirent pour arrêter les Helvètes. Après la bataille, il fit déclarer aux Lingons qu'il était interdit de secourir les fugitifs sous peine d'être traités comme eux. Les Lingons s'inclinèrent : et quand les vaincus se présentèrent, on leur refusa des vivres '^. Il ne leur restait plus qu'à mourir de faim ou qu'à se rendre : les Lingons aidaient les Eduens à trahir la Gaule.
César s'était remis en marche : les Helvètes n'attendirent pas son arrivée, et ils lui adressèrent des députés pour traiter de leur soumission. Le proconsul répondit qu'il ferait connaître sa volonté lorsqu'il serait près d'eux ^
Dès qu'il fut en face du campement des vaincus (vers Dijon?), il exigea d'abord la livraison d'otages et la remise de toutes les armes : c'était la soumission absolue. La plupart acceptèrent. Seuls, 6000 hommes de la tribu des Verbigènes préférèrent s'enfuir pendant la nuit plutôt que d'obéir aux Romains. César
survécurent (p. 219, n. 4), 110000 revinrent en Suisse (29, 3: Plut., C, 18; Orose, VI, 7, 5; Appien, C-, 1, 3 : on semble d'accord sur ce chiiïre). Appien donne 80 000 morts dans la bataille ou la guerre, Orose, 47 000. Cf. p. 197, n. 8.
1. I, 26, 5 : ils y arrivèrent die quarto, ce (jui peut ôlrc le matin du 4" jour, y compris celui de la bataille. La fuite vers le pays des Lingons s'explique si Ton admet qu'ils se sont réfugiés après la balaille au sud-est du lieu de la rencontre, vers Toulon (p. 215, n. 4). 11 est possible ([u'ils aient voulu, de Dijon, gagner Besancon et le pays des Séquanes. — Je doute qu'ils se soient enfuis par Lornies et Avallon, en contournant le .Morvan (Napoléon 111, p. 80).
2. I, 20, 5 : c'est un des rares passages où César menliunnc vulnera inililiiin et sepulluram occisorum.