‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 277 sur 776 · Cf. p. 223, n. o · texte numérisé non relu

Cf. p. 223, n. o

7. I, 37, 3. La li.s,ne d'invasion résulte de l'intervention des Trévires.

bravoure et leur fierté, députèrent au proconsul'. Sur toute la ligne du Rhin et des Vosges, le monde germanique s'était remis en branle, et l'invasion commençait une nouvelle étape vers le sud.

Tout cela justifiait, de la part de César, une marche en avant. Le signal du départ fut donné; et quelques journées d'une marche rapide, continuée à la fin la nuit même^ amenèrent les légions à Besançon. La ville fut solidement occupée : bien pourvue d'armes et de vivres ^ elle était la base de toute opération en Bourgogne et en Alsace. L'armée romaine s'y rassembla *, avec les quelques escadrons gaulois qui lui servaient d'auxiliaires ^ Chose étrange! César n'obtint ou n'exigea pas des Gaulois qu'ils lui fournissent de nouveaux secours : c'était pour eux qu'il allait combattre, et ils se borneront au rôle de spectateurs. Mais il se méfiait d'une armée gauloise comme d'un embarras ou d'un danger, et, jusqu'à la fin, il redouta de ses alliés quelque trahison qui le livrerait aux Suèves^ Les Celtes, de leur côté, ne demandaient qu'à ne point se compromettre avec lui contre Arioviste'. Il se contenta donc d'une escorte de cavaliers éduens, des conseils de Diviciac, qui l'accompagna, et dos convois de blé qu'il réclama aux peuples du voisinage, Séquanes, Leuques et Lingons \

Ce fut à Besançon que l'armée romaine se rendit compte que

1. I, 37, 1-3; Florus, I, 45, 10. C'est le premier contact des Romains et des Belges.

2. I, 37, 5; 38, 1 et 7. La marche se décompose en 3 jours de mardie rapide de jour, d'Autun (?, p. 222, n. 2) à Langres (?, 80 milles) ou à Dijon (?, 50 milles), puis, à la nouvelle de la marciie d'Arioviste, marche rapide nuit et jour de Langres ou Dijon à Besancon, 00 ou 50 milles. — Peut-être a-l-il profité, pour sa marche de nuit, du temps de la pleine lune (4 août). — Napoléon III propose la route par Tonnerre et Langres (p. 90-91).

3. I, 38, 3; 39, 1 ; Dion, XXXVIIl, 34, G. C'est à ce propos qu'il décrit Besangou (38, 4-0; cf. t. II, p. 522).

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