Environ 4000, cf. I, 42, 5 et
«. I, 41, 4; 42, 5; 39, 1; 40, 11. C'est dés ce temps, peut-être, que Tasgot le Carnule se mil au service de Cé.sar (V, 25, 2; cf. p. 31.5).
LA MAunni'] nn i/aumhI': vkhs le nord. 229
la guerre allait se l'aire dans le Nord et contre les Germains. Aucun dos légionnaires n'avait encore combattu cette sorte d'ennemis, sauf peut-être les anciens de la X°*. Les Gaulois leur on*parlèrent avec épouvante'^ : c'étaient, dirent-ils, de vrais géants, qui, do[)uis quatorze ans, ne s'étaient point reposés sous un toit, semblables k des dieux ou à des bêtes, et dont on ne pouvait même pas supporter le regard'. Pour les atteindre, il fallait s'enfoncer dans les gorges étroites de la vallée*, et traverser, pendant une semaine, d'immenses forêts, dont les lignes sombres apparaissaient à l'horizon % sauvages comme les hommes, où l'on souffrirait les misères de la marche et de la faim*. Les jeunes officiers romains, que César avait entraînés par de belles promesses, se sentaient déjà lassés de courses et de dangers^. Des scrupules sérieux durent aussi arrêter quelques-uns : en attaquant un chef qui était l'ami de Rome, on commençait une guerre illégitime, que n'avaient ordonnée ni le sénat ni le peuple. Décidément, le général s'annonçait comme une volonté trop impérieuse : le maître absolu perçait sous le proconsul^
L'agitation gronda dans le camp. Elle partit de l'état-majoi pour gagner les centurions et les soldats. Les uns demandaient leur congé; les autres faisaient leur testament; quelques-uns pleuraient; presque tous tremblaient. Et déjà on parlait de révolte '.
1. Dans la guerre de Spartacus, cf. p. 117-8, et César, I, 40, 5,