‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 299 sur 776 · MAINMISE DE CÉSAR SUR LA CELTIQUE · texte numérisé non relu

MAINMISE DE CÉSAR SUR LA CELTIQUE

Arvernes retournèrent à l'isolement ' : ces deux peuples célèbres n(^ pouvaient, se résigner à l'empire des Eduens, et ils attendirent l'occasion d'une revanche.

Dans l'intérieur de chaque nation, la puissance des magistrats et des sénats avait grandi depuis l'échec de Dumnorix. Des mesures furent prises un peu partout contre les prétendants à la tyrannie et les enrôleurs de mercenaires, mesures inspirées par César ou ses amis^ : car l'autorité de Rome était incompatible avec des menaces de révolution et l'audace des bandes armées ^ et les intérêts de l'aristocratie gauloise se trouvaient d'accord aA'ec ceux de son protecteur.

Rien ne paraissait donc changé à l'état politique de la Gaule : les ligues, les clientèles, les luttes des partis, les jalousies des peuples, tout ce qui avait fait ses misères et sa défaite se continuait sous les yeux de Labiénus*. Et ceux des Celtes qui ne voulaient point observer la réalité, avaient mille occasions de se mentir à eux-mêmes.

César, pendant ce temps, promenait sa gloire naissante sur les routes et dans les villes de l'Italie gauloise, répandant partout des largesses, des promesses et le charme de son amitié ^ Comme il était fort attaché à ses devoirs de proconsul, ne fût-ce que pour se créer un parti en Cisalpine, il y tint régulièrement ses assises judiciaires \ Ce qui ne l'empêchait pas de se mettre au courant des affaires du sénat et du forum ^

A Rome, ses deux campagnes de l'été avaient fait, semblet-il, assez peu de bruit% beaucoup moins qu'il ne l'espérait. On ne dut pas se rendre compte de la portée de ses victoires.

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