Valère-Maxime, IX
3. D'après Valère-Maxime, IX, 6, 3. Selon lui, Bituit se serait adressé à Fabius, à la grande colère de Domitius. Fabius étant reparti pour l'Italie, c'est Domitius qui devait en effet diriger les négociations.
4. Tite-Live, Ep., 61, qui semble parler d'un départ volontaire pour Rome; Valère-Maxime, IX, 6, 3, qui parle de l'emploi de la force. Cf. Eutrope, IV, 22.
comme otage, semble-t-il, entre les mains de Domitius '.
Le sénat aurait pu désavouer son proconsul déloyal. ^lais ce n'eût été ni dans ses habitudes ni dans ses intérêts. On se borna à accorder la vie sauve à Bituit, et il fut installé à Albe comme prisonnier d'État. 11 est probable que son fils l'y rejoignit-. « Il eût été contraire à la paix », déclara-t-on à Rome, « que le roi revînt en Gaule. » Ce qui voulait dire que le maintien de la royauté, de l'Empire arverne et de l'unité celtique était incompatible avec les besoins du peuple romain.
Les résultats de ce double internement furent en elTet aussi durables que ceux de la défaite elle-même.
Privés de leur roi et de son héritier, les Arvernes renoncèrent au régime monarchique. Les adversaires de la royauté devenaient plus nombreux dans les grandes nations de la Gaule; la force des sénats croissait; la noblesse cherchait partout à substituer une magistrature élective à la souveraineté royale ^ Déjà, à ce qu'il semble, le peuple des Eduens avait renA''ersé ou congédié ses dynastes". A son tour, celui des Arvernes profita de la défaite de ses rois pour les exclure du pouvoir. Il recouvra la liberté, comme on eût dit à Rome, ou, ce qui est plus exact, il obéit désormais à l'autorité de ses grands seigneurs ".
L'intervention des Latins eut donc sur la vie intérieure de la Gaule les mêmes conséquences que sur celle de l'Asie, de la Grèce et de l'Italie. Elle produisait chez tous, Hellènes et Rar-
i. Cong'onnetiacus, Con(jenlialus , Tite-Live, £/-»., Gl. Je lu» puis acccpliT Tliypolliose de Hillor (p. 12), qui voit le fils de BiUiit dans le roi CoiUoitialos de Diodore, XXXIV-V, 36 (cf. p. 28, n. 5).
2. niluit fut ramené à Rome pour le triomphe (de Domitius, Miinzer, c. 1324; je crois plutôt de Fabius, Fastes triomphaux, C. I. L., I, I, p. 49; ici, p. 10, n. I). Sans doute, les monnaies de la yens Domilia repi'ésentout un guerrier gaulois, dehout sur son char, lançant le javelot (Babclon, Vercingétorix =^ liev. num., 1902, p. 3-4) : mais rien ne prouve, ou ((u'il s'agisse de liiluil, ou que la (lens Domilia n'ait pas essavé de confisquer à son profit le souvenir de la victoire.