‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 315 sur 776 · COMBATS SUR L'AISNE · texte numérisé non relu

COMBATS SUR L'AISNE

ses six meilleures légions sur l'esplanade qui bordait son c unp ', et, protégé de tous côtés par la rivière, le camp et le marécage, il offrit le combat -. Il eût fallu aux Belges, pour le commencer, franchir le marais, descendre et gravir des pentes sous la menace des javelots. Ils furent assez avisés pour demeurer tranquilles \

Mais ils exploraient le jpays autour d'eux, et trouvaient les gués de l'Aisne*. L'espoir leur vint alors de la traverser malgré les Romains, de les attaquer par derrière, ou, tout au moins, de leur couper les vivres. César n'avait point fait occuper les gués % sa s doute avec l'arrière-pensée d'y amener les Gaulois. Par le pont, il courut sur l'autre rive avec sa cavalerie et ses troupes de jet ''. Un violent combat eut lieu sur les bords et dans le lit de la rivière. Quelques groupes avaient déjà passé : la cavalerie les entoura et les écharpa. D'autres, fort nombreux, demeura'ent engagés dans le courant : on les massacra. Leurs corps amoncelés formèrent comme une digue d'un bord à l'autre, et de nouveaux Gaulois s'avancèrent par-dessus les cadavres : ils furent criblés de traits. Les chefs donnèrent l'ordre de la retraite '.

Il s'en fallait de beaucoup que ce fût un désastre pour les Belges. La rencontre des bords de l'xVisne, vu leur multitude, ne pouvait passer que pour une escarmouche. Mais les Gaulois se désespéraient vite. Jusque-là rien ne leur avait réussi. Peu

1. Ici se place la description de la colline, II, 8, 3; texte sur lequel voyez Rica Holmes, p. 646.

2. 11, 8, 2-5. Pro castris : en réalité, les légions étaient rangées moins devant le camp qu'à cùlé, sur la ligne qui le prolongeait à l'ouest (p. 252, n. 10); cf. Rice Holmes, p. 647 et s.

3. H, 9, 1-2; César parle seulement d'un combat de cavalerie, qui lui fut favorable : sans doute sur les bords du ruisseau.

4. II, 9, 3-4 : en aval, gués de Gernicourt et de La Pêcherie. Piette (p. 191) place cette attaque et les gués en amont du camp, à Condé et à Guignicourt.

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