II
LA F'ORTRRESSE DES ADUATIQUES. 269
se présentaient sans cesse, ne pouvait être livrée à leurs convoitises; l'intérêt de Rome exigeait qu'on y maintînt des défenseurs, comme on avait fait dans le pays des Helvètes. Et ces Nervicns étaient une race de splendides combattants à ne point perdre. On leur laissa donc leurs terres, leurs places fortes et leur nom national, et, comme tout ce qui en restait n'était plus qu'une multitude sans armes, César fit dire aux peuples voisins qu'il la prenait sous sa protection, et qu'ils eussent à la respecter'.
Continuant alors sa marche vers le Rhin, il atteignit le pays des Aduatiques, qui tenaient le confluent de la Sambre et de la Meuse-.
Leur contingent était en route lorsqu'ils apprirent la défaite de leurs alliés \ Trop peu nombreux pour lutter en rase campagne, trop braves pour se soumettre, ces fils des Teutons* essayèrent un genre de résistance que César n'avait pas encore rencontré. Leurs guerriers et leur population presque entière se