‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 37 sur 776 · T. Il, i». 4ir)-.i:{(i · texte numérisé non relu

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LA IIUINK COiMMEXGI-: POUR MAUSHILLE. 33

fiabitaiits, a su les grouper tous, en des temps très divers, pour en faire la plus vivante et la plus originale des nations. Rien, je crois, n'enipêchait la Gaule de lîituit de devenir un Etat très fort et très durable, et de présenter un jour au monde antique des choses aussi belles et aussi grandes, des œuvres d'art, de pensée et de vertu aussi parfaites que les créations de l'Egypte et de la Grèce'. Mais il fallait accorder à cette jeune nation le temps de croître, de mûrir et de travailler. On ne le lui permit pas. Si l'heure du déclin arriva si vite pour elle, ce ne fut point parce qu'elle était trop faible ou qu'elle vieillit trop tôt, ce fut par les mortelles blessures que lui avait faites le peuple romain.

vin. - LA RUINE COMMENCE POUR MARSEILLE

JMais les victoires et la politique de Fabius et de Domitius firent un^^ autre victime que la Gaule : ce lut Marseille, plus coupable encore d'avoir appelé les Romains, que les Éduens d'avoir accepté leur alliance. Ces Grecs, qui étaient tout à la fois d'esprit si avisé et d'àme si poétique, auraient dû comprendre ou se souvenir que des intérêts communs et la loi mystérieuse de leurs destinées unissaient la cité phocéenne et la nation gauloise-. Hellènes et Celtes étaient arrivés presque en même temps, comme rapprochés par les dieux ^ Le plus beau temps pour Marseille avait été celui où les guerriers d'Ambigat menaçaient le Capitole\ Tant que les Romains s'étaient tenus à l'écart, elle n'avait fait que grandir. Au fur et à mesure que les légions se rapprochèrent des Alpes et du Rhône, les Marseillais purent assister aux progrès des marchands d'Italie. Chacune

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