m. 11, 5; 14, 2 et 3. Cf. p
3. .\e^ue salis Brulo ... conslabat quid agerent, 14, 3; cf. 9, 4 et 6.
G. m, 11, 5. — 11 a (lu venir d'Angers plutôt que de Rennes, puisqu'il a laissé Sabinus marcher de ce dernier côté. — Contrairement à l'opinion courante (cf. p. 297, n. 7), je fais marcher César (sans rien affirmer d'ailleurs), non ])ar le sud, mais par le nord du Morbihan : 1° la région du nord. Vannes, Auray et Ilennebont, a toujours été le centre de la vie économique, politique et religieuse du pays des Vénètes; 2" manœuvrant par le sud. César risquait d'être bloqué dans la presqu'île de Sarzeau; 3° il parle, à propos de sa marche contre les Vénètes, de conipliira oppida (14, 1), situés in extremis lingulis proinunluriisque, et entourés d'eau à marée haute (12, 1) : cela apparaît surtout sur le côté nord du Morbihan ; 4° vada, porlus, insulas (9, 6), qui doivent être le théâtre de la guerre, font songer au Morbihan plus qu'à la côte de Sarzeau; 3° César parle encore de pedestria itinera concisa œstuariis (9, 4) : cela convient surtout à la route du nord, de Blain, lUeux (près de lîedon) et Questembert ou Elven à Vannes, .\urav, Ilennebont.
l'Océan et de leurs navires. Pour arriver à leurs refuges, César ne rencontra que de mauvaises routes, coupées à chaque instant par ces rivières et ces bas-fonds qui détachent mille dentelures dans les terres basses du Morbihan : il eut de la peine à trouver les gués et les lieux de passage '. Puis, ce fut la surprise de voir des forteresses bâties sur des langues de terre qui plongeaient dans la mer, environnées par le flux à marée haute et reposant ensuite, comme des barques laissées à sec, sur les découverts du rivage. Avec ces allées et venues du flot, César ne pouvait établir ses tours, ses terrasses et ses mantelets : le sol, deux fois par jour, se dérobait sous lui^.
Il s'entêta et commença quelques sièges. Des chaussées furent bâties contre les forteresses, malgré la mer et malgré l'ennemi ^ Mais au moment où l'assaut menaçait, les assiégés se réfugiaient sur leurs navires et se mettaient en sûreté dans une bourgade voisine. Et César, entrant dans la place, n'y trouvait que d'inutiles murailles *.
Le résultat ne valait pas l'effort. C'était sur mer que la campagne se déciderait. Le proconsul résolut de ne plus rien faire sans sa flotte, et, campé sur les plateaux qui ferment le golfe du Morbihan (à Locmariaquer?), dominant la mer vénète, les îles, les ports et la flotte gauloise ancrée à ses pieds (à Port- Navalo?), César attendit Brutus et la bataille navale ^
1. III, 9, 4; if. 10, 1. A Vannes? (qui est un lieu de gué, Diarioritum), au Ponl- Sal? à Auray?