Dion sculeiiicul, XXXIX
0. Les vaissean.x de Itrulus élanl, dit Dimi (41, 2), au mdiiill.igc (cf. p. 297, n. 0).
i:ami»a(;M': navalk contre les venetes. 299
tage (|uo loin- (loiuirront d'abord la puissance de leur masse et la force du veut'. Rrutus, lui aussi lorl in(iuiel, hésita devant le lontact, lit faire manœuvre en arrière, ébaucha une retraite, et dit-on, songeait déjà h l'échouage, pour remplacer par un combat sur terre la bataille maritime'-. Mais, subitement, le vent tomba, les vaisseaux gaulois durent s'arrêter \ Et Brutus, aussitôt, donna le signal de l'offensive.
Au devant, au travers, autour des lignes gauloises, les navires romains arrivaient et circulaient de toute la vitesse de leurs rames. Immobile sous la bonace, l'ennemi n'empêchait rien, ne pouvait prendre aucune disposition de combat; l'unité de sa flotte était rompue*. Puis, çà et là, l'abordage commença : deux ou trois vaisseaux romains enveloppaient un adversaire, les faux faisaient leur œuvre % les cordages coupés laissaient tomber les antennes, le pont s'encombrait de débris, toute manœuvre devenait impossible : il fallait combattre. Mais, dépourvus d'archers et de frondeurs % les Gaulois ne pouvaient retarder l'escalade, et une fois sur le pont, le légionnaire était le maître \
Les Vénètes se battirent bien pourtant*, et ils étaient si nombreux, sur leurs 200 navires, qu'on eût besoin d'une journée presque entière pour avoir raison de tous, depuis huit ou neuf heures du matin jusqu'à l'arrivée de la nuit^ Et