‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 388 sur 776 · III, 20, G · texte numérisé non relu

III, 20, G

10, lit, 21. 2 4; Dion, .X.XXIX, 40, 3.

CONOURTE DE L'AOI'ITAINE PAll LE JEUNE CHASSIS. 300

l)ou^(Mit pas, (lisaient les lôj^ionnaires, c'est qu'ils ont peur. Prolitanl (le cette nu'prise de ses soldats, le chef donna l'ordre aussi l(H de marcher à l'assaut du camp des Aquitains, On s'édan(^a joyeusement vers la hataille'. — C'(îtait une audacieuse entreprise, et presque de désespér(js, que de prétendre enlever avec si peu de soldats une citadelle bien faite, d'un très vaste circuit, et d(l'fendue par une multitude courageuse- : César lui-m(îme n'osa jamais, dans ses huit ans de guerre, assaillir un campement gauloise

Crassus recourut ii tous les moyens, à tous les subterfuges; il utilisa à la fois tous ses hommes, les meilleurs pour combattre, ceux-ci pour combler les fossés, ceux-là pour lancer des pierres et des traits, les simples auxiliaires pour transporter les munitions, la cavalerie pour reconnaître les abords de la place '^ : si bien qu'à un moment, il n'eut plus personne dans son camp ^ Les Aquitains se tenaient sur leurs gardes; ils étaient braves; à la différence des Gaulois, ils usaient des armes de jet. La lutte fut vive, et menaçait de durer ^

Mais une forteresse aussi grande, improvisée en quelques heures, avait ses points faibles : ce camp était surtout une façade, redoutable seulement du côté de l'ennemi. Les cavaliers rapportèrent à Crassus que sur le derrière, la porte et ses ouvrages étaient mal fortifiés et mal gardés'. Il y dépêcha aussitôt toute sa réserve, en lui faisant faire un long détour, hors de la vue des ennemis ^ Et la chose fut si bien conduite, que les Romains purent entrer dans le camp sans attirer l'attentio» de personne '.

3. Cf. p. 172, n. 1. II est bien probable que le camp des Aquitains était en plaine ou sur un mamelon peu élevé (p. 310, n. 2).

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