‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 39 sur 776 · Cf. p. 26, n · texte numérisé non relu

Cf. p. 26, n

3. Se etiam tum in Provincia morante, Yalère-Maxime, IX, 6, 3.

attirer à eux toutes les ricliesses gauloises par les liens de la clientèle commerciale '. Contre cette concurrence, les hommes et les drachmes de Marseille seraient désormais impuissants. Sur ces routes et ces marchés où ils avaient si longtemps circulé au milieu de philhellèncs, ils rencontraient maintenant les agents de la douane et des tributs romains -, et s'ils voulaient quelque faveur, il leur fallait aduler un proconsuP, despote pire qu'un roi celtique. Pour faciliter les opérations des soldats, des péagers et des marchands, Domitius donna ses soins à la construction d'une grande route allant du Pertus au passage du Rhône à Tarascon, et réunissant les vieux centres municipaux du Midi, Elne, Narbonne, Béziers et Xîmes^ : mais Agde, la cité grecque, était rejetée hors de son parcours, isolée au pied de son cap ^, et près d'elle (à Montbazin?), Domitius installa un marché à son nom. Forum Domltil^: Au delà du Rhône, la route fut dès lors continuée le long de la Durance vers la montée des Alpes". Certes, cette voie Domitienne (car elle prendra le nom du proconsul) n'était pas chose nouvelle :. il y avait des siècles que des émigrants, des armées et des marchands avaient tracé et suivi ce chemin, depuis le col du Pertus jusqu'à celui du mont Genèvre \ Ce qui fut sans doute nouveau, ce fut la solidité et la largeur de la chaussée, des ponts durables sur les

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