‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 393 sur 776 · C. Cf. Dion, XXXIX, 44, 2 : Oj'ts yàp TcôXst; £-/ovt£ç · texte numérisé non relu

C. Cf. Dion, XXXIX, 44, 2 : Oj'ts yàp TcôXst; £-/ovt£ç

7. 28, 2; Dion, 44, 2. A l'intérieur de la forcH de Nieppe? ou, s'il faut accepter ôp&v, de Dion Cassius, au fond de cette forêt, sur les collines boisées soit du mont Cassel, soit des monts de derrière lîailleul (cf. p. 313, n. 4)?

S. Étant donné que César déclare marcher contre les Ménapes et les Morins (28, 1), je suppose qu'il visait surtout le mont Casscl, qui est au.x Ménapes, la I)rincipale place de celte réjçion (t. 11, p. 2G). Mais il résulte bien de son récit et de IV, 3S, 2, qu'il n'a j);i arriver jusciue-là et n'a pu sortir de chez les Morins. Je le sup|)ose donc allant d'.^ miens à Arras, d'Arras à la frontière des Morins (vers (>auchy, par la « chaussée Brunehaut » de Tliérouanne), et de là droit vers le nord, sur Cassel : c'est alors, vers Lillers ou le mont Corbeau (où il campe ?), qu'il rencontre iniliuiii sUvartirn, le double obstacle des marais de la Lys et de la forêt de Nieppe, où l'allf^nd l'ennemi. — Gantier (p. 194 et suiv.) lui fait suivre une direction toute dilTérenle, Monln.'uil, Ilazebrouck, Vpres, Houlcrs, où il [ilacc les combats, et il cache les llarbares dans la forùt de Thourout.

y. 28, 3; Dion, 4i, 2.

r.KSAll F,N FLANDllH. 313

tentative (jui, l'année précédente, avait si bien réussi aux Nerviens de la Sambre. — Ils étaient du reste trop peu nombreux pour avoir raison de César : devant la résistance des légionnaires, ils regagnèrent leurs bois. Mais les Romains s'y étant engagés derrière eux, les Morins leur tuèrent quelques hommes, et les renvoyèrent à leur camp'.

Le proconsul résolut alors de combattre et de détruire, à défaut des hommes, la forêt elle-même. Le lendemain elles jours suivants, des milliers de légionnaires furent transformés en bûcherons. Les arbres tombés étaient rejetés sur les flancs de l'armée, et elle avançait lentement dans le large couloir formé par les troncs amoncelés, protégée par eux comme par un double rempart-.

On atteignit ainsi une vaste clairière où l'on put faire main basse sur les bestiaux et la queue des bagages, et où l'on trouva des champs, des fermes et des villages disséminés, mais point d'ennemis ^ Les hommes étaient plus loin, cachés dans les forêts d'au delà*.

C'était folie que de chercher à les atteindre : le Gaulois irait toujours plus vite, dans ses sentiers familiers, que le légionnaire se taillant son chemin à coups de haches. De mauvais temps survinrent, le travail en plein air fut impossible, l'oisiveté sous la tente était intolérable. Cette fois encore. César renonça à la Flandre, et il retourna en Gaule, non sans avoir détruit tout ce qu'il put atteindre". Les campagnes de Tannée étaient finies.

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