‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 396 sur 776 · V, 54, 2 : nvanl l'hiver de · texte numérisé non relu

V, 54, 2 : nvanl l'hiver de

3. V, 25, 2 et 3 : en 56, César le dit lui-même. De lui sont sans doute les monnaies TASGllTIOS-EAKESOOYIZ et TASGETI (u"» 6295-307). Cf. p. 228, n. 8.

4. César, IV, 21, 7 : Commium, qiiem ipse, Atrebatibiis superalis [cf. p. 260 et s.], regem ibi constituerai. Malgré l'interprétation courante, je crois que ibi désigne, non les Atrébates, mais les Morins, où se trouve César lorsqu'il parle ainsi. Car : 1° Comm est un .\trébate, et César dit qu'à sa prière il rendit la liberté à son peuple (VII, 76, i), ce qui me parait incompatible avec un roi imposé; 2» Comm

gnait pas à infliger aux Gaulois des sortes de podestats étrangers : on disait même à Rome qu'il offrait des royautés aux jeunes gens de bonne famille qui cherchaient fortune autour de lui '. Chez les Arvernes, bien que les vieux sénateurs lui fussent favorables, il donna le titre d' « ami de César » au jeune fils de Celtill, Vercingétorix^, et celui-ci, parla richesse, la puissance et la gloire de sa famille, était le seul Arverne qui pût aspirer à devenir roi. Enfin, l'Eduen Diviciac, le collaborateur le plus utile qu'eût rencontré le proconsul au début de ses guerres, le porte-parole de l'aristocratie, a disparu % depuis la fin de 37, de l'état-major de César, qu'il fût mort ou en défaveur; et son frère Dumnorix, l'associé de tous les candidats au pouvoir, revient auprès du proconsul, caressé par lui, mis à la tête de la cavalerie gauloise*, et le chef disait ouvertement que les Romains lui donneraient la royauté de sa nation '\ César devenait, au delà des Alpes, un distributeur de tyrannies, dans le temps même où, en Italie, il encourageait Crassus et Pompée aux pires des usurpations ^ On eût dit qu'il voulait pratiquer la même politique contre les sénats de Gaule et contre la curie de Rome.

A ce nouveau système de gouvernement, il gagnait de récompenser ses alliés indigènes et de maîtriser leurs nations : que les cinquante peuplades fussent dirigées par des despotes

est toujours dit Alrebas (IV, 27, 2; 35, 1 ; V, 22, 3; VI, G, 4; VII, 70, 1 ; VIII, 7, 5; 21, 1; 47, 1) et non rex Alrcbatiuin; 3° VII, 76, 1 : dans ipsi Morinos atlribuerat (César), ipsi parait s'appliquer à Coinm, non à la cité des Atrébales. Je crois donc qu'à cause de ses relations avec la Bretagne (IV, 21, 7), César lui aura donné le commandement de Boulogne et du littoral (cf. VI, (i, 4). Dans le même sens, Mùnzer ap. Wissowa, IV, col. 770.

1. C'est ainsi que j'intcrjirète, hypotliéticiuciucnl, le liillel de César à Cicéron, que transcrit ce dernier (Ad J'ani., VII, 5, 2) : M. Orfmm (?), qncm iniki comincndus, vel rcfjcin Galliœ [pour in Gallia'?] faciani, etc. Kcrit en .')4.

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