IV
4. Les vaisseaux longs de César (cf. p. 337), • au moins de l'avant, ne liraient pas plus de trois pieds d'eau : le saut direct par trois pieds d'eau est très aisé, et par cinq pieds il est impossible • (Serre, Les Marines de guerre, 1885 [V° partie], p. 78).
5. César parle h ce propos de vadis (20, 2), Dion (51, 2) de xt'iiyr,. — Ces! à ce débarquement que se place l'anecdote du soldat i>enlaiil .son bouclier, ranmlce
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la charge el ;\ parer les coiqts*. Par bonheur, César put, à force de rames, faire avancer sur la plage les vaisseaux longs, d'où rarlillerie, les archers et les frondeurs assaillirent de mille traits le flanc de l'ennemi ^ Cela donna à la X* légion le temps de débarquer et d'engager sérieusement le combats Pour en finir, le proconsul fit remplir d'hommes les chaloupes, et les envoya sur les points où les Bretons étaient le plus gênants. Débordés et pressés de partout, les indigènes s'enfuirent \ Mais la cavalerie romaine n'était point encore arrivée : César n'avait conquis que son champ de bataille ^
Les Bretons, se sentant les moins forts pour l'heure, délivrèrent Comm et son escorte, et envoyèrent à César des messagers porteurs d'excuses et de promesses. Le chef romain ne se sentait pas en mesure de parler en maître*Il pardonna et accepta tout^ et il attendit ses chevaux. Son camp fut établi près de la plage, aussi resserré que possible \
Après trois jours d'inaction, il aperçut enfin, le matin du quatrième*, les dix-huit navires qui portaient ses cavaliers'. Mais, comme il l'écrivit plus tard, « sa fortune d'autrefois lui
par Plutarque {César, IG) et Valère-Maxime (III, 2, 23). Plutarque parle aussi à ce propos de « courants fangeux » et d' « endroits marécageux et pleins d'eau » ; Valère-Maxime, de scopuUis vicinus insulœ, entouré d'eau à marée haute : les Malms(?), qui sont du reste bien peu de chose, visibles cependant aux très basses marées d'équinoxe (communication orale de Rice Holmes). — 11 se forma une vraie légende sur ce débarquement : on raconta que César avait donné l'ordre aux pilotes de briser leurs navires sur les écueils (Appien, Civ., 11, 150, 625), et que iui-mème sauta le premier à terre (Julien, Conv., p. 321, S. = p. 412, H.).