V, 22, 1-2; Dion, XL
5. V, 22, 3-5; Dion, XL, 3, 2; Cic, Ad AU., IV, 17, 3; Plut., C, 23. Florus (I, 45, 18) semble dire que le roi fut fait prisonnier : c'est, je crois, une erreur formelle.
6. Avant ou après la conclusion du traité. César, semble-t-il, revint seul et à marches forcées vers le camp de la côte, et écrivit à Cicéron {Ad. Q., III, 1, 7, 25) le 28 août {kal. sept.), lettre qu'il re<;ut le 23 septembre (//// kal. oct.). — C'est peut-être entre cette lettre et la suivante de Quintus (p. 362, n. 7) que Cicéron
Bretagne : que les Gaulois ne le vissent pas revenir, et ils débiteraient mille sottises pour s'exciter à la révolte. Le retour de l'armée fut décidé'.
En apparence, elle venait de conquérir la Bretagne gauloise. Les six à huit grandes peuplades du Sud-Est s'étaient soumises et avaient livré des otages ^. On rapportait des cargaisons d'esclaves ^ Pour que cette guerre ne ressemblât point trop à une entreprise de marchands d'hommes, pour en consacrer les résultats par des formules précises et solennelles. César édicta un tribut annuel à payer par la Bretagne au peuple romain ', et peu s'en fallut que le mot de province ne fût prononcé ^
Peu avant l'automne '^, toute l'armée repassa le détroit : il ne resta, de l'autre côté, ni un homme ni un vaisseau^. César et ses. légions ne reviendront plus en Bretagne; les aiïaires du continent les absorberont désormais. On ne sait ce qu'il advint des otages et du tribut : s'il fut payé, ce ne fut pas longtemps. Dès l'année suivante, l'île est aussi indifférente à César que s'il n'y a jamais été. Elle accueille les proscrits et les fugitifs des guerres de Belgique ^ et il néglige de les poursuivre ou de les réclamer. La Bretagne va devenir l'asile des Gaulois obstinés dans leur indépendance; elle reprit tout naturellement la sienne, le jour où le dernier vaisseau de César disparut à l'horizon '.
resta si longtemps sans nouvelles {Ad Q., III, 3, 1), dierum L ainplius interindlo (entre le 28 août, date de cette lettre de César, et le 19 octobre, date de la réreplion de la lettre suivante? n. 7); cf. Sternkopf, Ilerincs, XL, 1905, p. 37.