‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 460 sur 776 · Cf. p. 312-3, 340; VI, 5, 4 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. p. 312-3, 340; VI, 5, 4 et suiv

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qui se préparaient à la revanche'. C'était donc, depuis la Lauter jusqu'à l'Aa, tout le Nord de la (j.iule, toutes les peuplades des forêts et des palus qui se lèveraient ensemble contre César et qui donneraient à une révolte générale un chef et une armée de premier ordre.

En dehors de ces nations et de ces hommes, déjà décidés, il y avait dans toutes les cités des amis de l'indépendance, et qui n'attendaient qu'un signal -. Des troupes se rassemblaient à nouveau chez les Armoricains ^ Arvernes, Cadurques, Lémoviques, Piétons, Bellovaques, avaient leur parti de la liberté*. Pour assurer leur pouvoir, les amis gaulois de César avaient dû nmltiplier les exils et les proscriptions : et les fugitifs couraient les routes, semant partout leurs rancunes et la haine de Rome''.

Qu'il 3' eût accord entre les Celtes de la Loire et les demi- Germains des Ardennes, que l'entente fixât un même jour pour la prise d'armes, que les légions fussent toutes assaillies à la fois dans leurs quartiers d'hiver, et l'œuvre de la conquête était en péril.

La chose était d'autant plus facile que la sécheresse obligea César à disséminer ses camps % et que par excès de confiance il installa les principaux chez ses pires ennemis. — Lucius Roscius et la XIIP légion furent isolés en Normandie, dans le pays de Séez". A plus de cent milles de là, le gros de l'armée, quatre légions, s'échelonnèrent entre la Marne et le détroit, surveillant les grandes routes qui convergeaient vers Boulogne* : Caius

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