‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 51 sur 776 · II. rolîMATION DES PEUPLADES GERMANIOUES · texte numérisé non relu

II. rolîMATION DES PEUPLADES GERMANIOUES

Jusque-là, à part les Celtes et les Belges des rives de la mer du Nord ^ le monde n'avait entendu parler d'aucune nation transrhénane \ De ces peuplades qui vont bientôt remplir 1 Europe de leurs menaces, Cimbres, Teutons, Suèves, Marcomans ot autres, il n'est pas une seule fois question dans les textes antérieurs au proconsulat de Domitius. Au sud des monts Her-

houcliers, formant une sorte de phalange en coin ou cuneus (Dion, XXXVIil, 49 et 30; César, I. 52, 4-5; Tac, G., 6 et 7; Ann., Il, 43). Aucune manœuvre d'ensemble, chaque groupe agit à sa guise (cf. Tac, //., IV, 76; ici, p. 238, n. 4).

1. Cf. César et Hirtius, IV, 2, 5; VIII, 23, 2; Slrabon, VII, 1, 2.

2. Entre autres : Clûverius, Gennania antiqua, 1631 ; Zeuss, Die Deiitschen, 1837 (toujours capital); Miillcnholî, Deutsclie AlterUimshiinde, II, 1887, IV, 1900; Holtzniann (cf. p. 39, n. 1); Baunistark, vol. de 1880; Mucli dans les Beitrage zur Geschichle der dealschen Sprache, WU, 1893 (cf. t. I, p. 281, n. 1); le môme, Deutsche Stainmeskunde, 1900 (collection Gœschcn); Hirt dans les Beitrage, XXI, 1896, p. 125 et suiv. ; Bremer, Ethnographie der germanischen Slainme, 2" éd., 1900 (Grundriss de Paul); Ihm, aux différents noms dans VEncyclopàdie de Wissowa, 1894 et suiv. — Nous nous servons, pour grouper et placer les peuplades, surtout des plus anciens textes. César, Sirabon et Pline. Je doute qu'avant César, aucun auteur, pas même Posidonius (contm, Bremer, p. 741-2), ait parlé de la géographie politique de la Germanie. Sur l'histoire de cette géographie, en dernier lieu Detlefsen, Die Entdeclîung des germanischen Nordens, Berlin, 1904. — Ce qui complique extraordinairement cette géographie, c'est : 1° que la plupart de ces peuples étaient à demi nomades; 2° que leur nom, suivant leurs conquêtes ou leurs défaites, s'étendait ou se restreignait; 3° que bon nombre de ces noms sont ceux de tribus, placées pour un temps sous la suzeraineté de ligues d'étendue variable, ligues auxquelles on a appliqué abusivement ces noms de tribus (cf. en Gaule, t. Il, p. 22).

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