Slirpern liominuin sccleralorum, VI
9. 11 suit la route de IJasilus (p. 403, n. 0). En chemin il reçoit la soumission (32, 1-2) des Condrusi (Condroz; cf. p. 403, n. 6) et des Srijni (peut-être haute vallée de l'Ourthe), ce qui cxpli([ue qu'il ait négligé, scmble-t-il, dans la poursuite d'Ambiorix, le pays de l'Ourthe et tout l'est de la Meuse (cf. 33, 1-3).
10. Daiitiut plus ([u'il paraît bien que la légion détruite perlait le même numéro que celle (ju'il y installa (c.r. p. 372). Mais (^ésar était fort peu supcrslilieux; cf. p. 170,
LA CHASSE A AMItlOIUX. 405
chef*. Et il en fit son quartier général pour tout le temps que durerait la recherche d'Ambiorix.
Son plan de chasse se développa. Isolés dans un cercle d'ennemis, les Eburons ne pouvaient s'échapper. A Tongres, l'armée était au centre de leur pays-. De là partiraient les battues générales. César divisa ses neuf légions en trois groupes d'égale force : l'un, avec Labiénus, fut envoyé dans la direction de l'Océan^; l'autre, avec Trébonius, vers la Sambre et la haute Meuse*; le troisième, le proconsul en tête, du côté de l'Escaut, où l'on disait qu'était Ambiorix^; il eut le tort de négliger les chemins du Rhin*'. Chacune de ces troupes devait explorer et dévaster le pays des deux côtés de sa route. Pour que la besogne fût achevée sans trop de péril, pour qu'il ne restât, de la terre maudite, aucun arpent qui n'eût été fouillé et saccagé. César fit appel aux nations voisines^ : Ménapes, Trévires, Nerviens, Aduatiques et Rèmes* furent avisés par un message du proconsul qu'il leur ouvrait le pays des Eburons, et qu'il les invitait au pillage®. Ils se hâtèrent d'accourir en nombre*". Et, au signal donné, les Romains partant du centre et les Gaulois du pourtour, plus de cinquante mille hommes** s'élancèrent à la curée dans les fourrés des Ardennes.
1. VI, 32, 3-6; 36, 3. On ne peut dire s'il s'agit des bagages des légions seulement ou de tout le quartier général (cf. p. 401, n. 5, p. 398, n. 2).