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ADVEllSAIIlKS HT AUXILIAIRES DE VEUCINGÉTORIX. 421
Mlle eut lieu sans tarder, ot les délégués des nations associées, mais les Armoricains et les Celtes seulement, se réunirent autour do Vercingétorix'. D'un consentement unanime, ils l'acceptèrent pour chef suprême-. Après la royauté de lîituil, l'Kmpire arverne se refaisait à son tour\ Dans cette crise qui déciderait de son avenir, la Gaule revenait aux vieilles formes de sa vie nationale; et, de même qu'au siècle précédent, c'était le roi des Arvernes qui se présentait comme le champion de son nom contre le peuple romain '\
Ses premiers actes, rapides, nets, décisifs, montrèrent qu'il était digne de cette confiance, mais qu'il voulait commander en maître ^ Des cités alliées, il exigea des otages, garantie de leur fidélité; il fixa les contingents militaires à amener, la quantité d'armes à fabriquer; il marqua les lieux et les jours de rendez-vous, et il n'admit aucune excuse ^ La périlleuse entreprise ne pouvait réussir qu'à deux conditions : un plan d'ensemble et une obéissance absolue. Yercingétorix sut préparer ce plan et imposer cette obéissance. César avait enfin devant lui un général capable de méthode et de volonté. La guerre qui commençait ressemblerait à un duel entre deux chefs souverains.