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5. Summœ diligenticc summam imperii severitatem addit, VII, 4, 9. 0. VII. 4. 7-10.
de Rome et dénoncées à Labiénus. L'habile légat lui expédia le tribun Volusénus et quelques centurions, sous couleur d'un entretien amical. Comm arriva sans défiance, et, au moment où l'ofiicier lui serrait la main, un centurion frappa le Gaulois de l'épée. Il ne réussit qu'à le blesser grièvement, et Comm fit le serment de ne plus rencontrer un Romain que pour le combattre'. Mais il lui fallait se guérir d'abord : cela prit des semaines; et, grâce à Labiénus, le soulèvement de la Belgique était retardé pour longtemps, et César délivré de la moitié du péril".
Au Centre et dans l'Ouest, la révolte ne s'étendait pas en dehors des conjurés de la première heure. Chez les Sénons et dans la vallée de la Seine, la présence de Labiénus et des camps obligeait à beaucoup de prudence. Les nations insurgées n'offraient môme pas une volonté unanime. Un parti, dans le Poitou, demeura fidèle aux Romains et tint la campagne contre les patriotes ^ Parmi les Arvernes, quelques chefs refusèrent de s'incliner devant Yercingétorix : il n'était sans doute pour eux qu'un usurpateur, et l'un d'eux, Epasnact, ne renonça jamais à l'amitié de César". Le jeune roi sentait autour de lui l'envie, la haine ou les complots ^ A force de vivre dans les passions politiques et les intrigues des partis, les Gaulois oubliaient leur devoir de citoyens et leur dignité d'hommes.
Vercingétorix, que ce fût volontiers ou à contre-cœur, dut commander d'abord comme un chef de parti. Les débuts de sa
1. Ilirlius, VIII, 23, 3-0 : il s'ai;it de C. Volusénus Quadratus, que nous lolrouvons souvent dans les entreprises périlleuses (p. 287 cl 336), et (|ui parait avoir élé un des plus jeunes et des plus audacieux ofllciers de César.