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vie militaire l'uit'iil marqués par d'atroces rigueurs. Tous ceux (ju'il trouvait en faute étaient aussitôt condamnés et punis : p(jur les moindres délits, il faisait crever les yeux ou couper les oreilles; pour les plus ^^raves, il infligeait la torture et le hùclier'. Les mutilés, renvoyés chez eux, montraient à l()ul(3 la (iaule la trace sanglante de la puissance du chef; et les suppliciés étaient adressés aux dieux immortels, en victimes inaugurales pour les combats qui se préparaient'.
Tne dictature de guerre commençait, énergique et violente. Si Vercingétorix avait ses adversaires, un groupe nombreux d'amis l'entouraient, audacieux et intelligents comme lui. (^hefs aventureux, prêts aux courses les plus lointaines % jeunes ambitieux à la recherche d'un titre royal', rêveurs exaltés par les gloires du passé gaulois ^ vieux patriotes attachés à la liberté par les souvenirs de leur vie, la force de leurs sentiments ou de leur raison % des hommes bien difTérents aidèrent avec une égale fidélité le roi des Arvernes, en qui ils retrouvaient tous quelques-unes de leurs passions ou de leurs espérances. Parmi les anciens, il eut près de lui Camulogène l'Aulerque, vétéran des guerres d'autrefois, et qui, malgré son extrême vieillesse, voulut porter au secours de la liberté son expérience consommée des marches et des batailles, son ardeur pour les combats et son mépris de la rnort^ De son pays d'Auvergne, Vercingétorix reçut son cousin Vercassivellaun, fort capable, lui aussi, de commander une grande armée % et un des membres de la plus haute noblesse, Critognat, défenseur clairvoyant et apôtre