‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 564 sur 776 · et · texte numérisé non relu

et

lu. Cf. 14, 8.

440 VERCINGETOUIX : LA VICTOIRE.

Tout cela était fort juste; et il semble bien, à la manière dont César rapporte la harangue de son rival, que Yercingétorix sut exprimer ces vérités en un beau langage. Le roi des Arvernes, comme l'élite des chefs gaulois de ce temps, fut, je crois, un bon orateur, capable de convaincre des hommes réfléchis et d'enlever une foule passionnée ^ Au lendemain de chacune de ses propres victoires, César relevait chez son adversaire une qualité de plus.

L'avis du chef gaulois fut accepté d'emblée ^ Alors ^ se posa la question d'Avaricum (Bourges), la cité la plus proche, que César allait attaquer. Ce n'était pas une très grande ville*, et elle n'était pas imprenable. Mais elle passait pour la plus belle, presque, de toute la Gaule; elle servait de forteresse centrale à la vieille nation des Bituriges; ils laimaient comme leur parure et leur gloire''; et, derrière ses marécages, elle pouvait résister longtemps*^. Ses guerriers supplièrent qu'on l'épargnât. Vercingétorix résista \ Mais un général gaulois, en temps de guerre, devait compter avec les sentiments et les passions de ses hommes. Déjà, le chef avait cédé quelques semaines auparavant, dans l'affaire du retour en Auvergne ^ Cette fois encore, devant l'émotion de l'armée entière ^, il se résigna à ne point imposer sa

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