‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 590 sur 776 · II, 32, 2 et suiv · texte numérisé non relu

II, 32, 2 et suiv

Cela ne faisait point le compte da proconsul. Il avait à tout prix besoin du peuple de Bibracte. Sa cavalerie était une des plus fortes de la Gaule; son influence était souveraine chez les Celtes et les Belges mêmes; s'il laissait la cité à l'anarchie, Vercingétorix y prendrait pied aussitôt, en secourant un des partis K A la demande des chefs éduens-. César se rendit donc dans leur pays, à Decize, et il y convoqua le sénat et les intéressés ^ Il fit une sérieuse enquête, et, comme un seul des concurrents avait été élu suivant les formes consacrées, il l'investit par décret de la magistrature souveraine*.

La paix rétablie chez les Eduens, il réclama leurs services, et, au moins en apparence, ils déférèrent à ses désirs. Leur <;avalerie se rassembla et rejoignit l'armée romaine. Dix mille fantassins devaient venir plus tard. En échange, César promit à la nation, pour le jour où la Gaule serait vaincue, de nouvelles récompenses ^

Tout cela lui prit du temps. 11 y avait déjà deux mois que César était parti de son camp d'hiver. De Sens à Orléans, à Bourges et à Decize, il n'avait fait que piétiner dans un cercle de soixante milles de rayon. Il lui faudrait à ce compte plusieurs années pour reprendre toute la Gaule. Nerveux comme il était, le proconsul n'eut pas la patience de continuer ainsi, et il résolut déjouer sur un double coup la partie décisive.

De ses dix légions, il en confia quatre à Labiénus, avec la

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