‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 596 sur 776 · Cf. p. 362 et · texte numérisé non relu

Cf. p. 362 et

9. C'est là, par le travers de Corbeil, que je place perpetiiam paludem (57, 4). En effet : 1" ce marais ne peut pas être à plus de 4 ou 5 heures de Melun, puisque Labiénus, parti entre minuit et 2 heures, semble avoir pu gagner Melun avant la fin de la nuit (58, 2 et 4); 2° celui de l'Orge est trop près de Paris, dont les Gaulois avaient intérêt à éloigner les adversaires; -3" il me paraît un obstacle moins important; 4" il est naturel que les confédérés aient voulu empêcher l'entrée sur le territoire parisien; 5" pourquoi aurait-on attendu aux marais de l'Orge, quand

L'armée des confédérés s'était donné pour chef l'Aulerque Camulogène; et ce vieux routier, solide, avisé, décidé, commandant à de fort braves soldats, n'était point un adversaire à dédaigner'. Il avait pris position derrière les marais de l'Essonne, qui coupaient la route de la rive gauche, et il y attendait Labiénus^.

Malgré ce double obstacle, le Romain voulut passer quand même. Il essaya, à l'aide de fascines, de bois et de terre, de bâtir un chemin ferme sur le marécage^ Puis, l'entreprise paraissant trop longue, il décampa dans la nuit, revint à la hauteur de Melun, fit main basse sur cinquante bateaux*, les chargea d'hommes, enleva la bourgade, rétablit les passages, transporta son armée sur la rive droite, et de nouveau revint vers Lutèce^ Camulogène déguerpit à son tour, et se porta par la rive gauche à la rencontre de son ennemi. Tous les deux se retrouvèrent en face l'un de l'autre à la hauteur de Paris ^ Le Gaulois avait fait brûler la ville, détruire les ponts ^ : pour le Romain, ce ne fut plus un marécage à franchir, mais un grand fleuve*.

ceux de l'Essonne se prôtent d'abord à la défense? — Pour l'Essonne : von Gœler, 2' éd., p. 292; Greuly, Carte, p. 81; Napoléon 111, p. 322; Rice Holmes, p. 759. — Pour 1 Orge : Quicherat, p. 210. — Pour la Bièvre : Pissot, p. 10; de Saulcy, p. 12; Iloussaye, p. 27. — Toulouze {Rev. nrch., 1891, 11, p. 163 et suiv.) supposerait une bataille navale sur la Seine [irès de Corbeil : cela me parait bien difficile.

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