‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 597 sur 776 · iJH, G : un sur chaque bras de la Seine · texte numérisé non relu

iJH, G : un sur chaque bras de la Seine

8. 59, 5. — Où Labiénus établit-il son camp? Il semble bien que ce soit le long du fleuve (58, 0; 00, 1-4). J'ai peine à croire (jue ce ne soit pas sur un terrain sec et un peu élevé, et je doute quil ait laissé l'île entre lui et Camulogène. Qu'il ne faille cependant pas s'éloigner de l'ile pour chercher l'emplacement, cela me paraît résulter du texte (58, 0) : (Galli) ad ripas [mss. a; in ripa, [i] Sequaiue e rer/ioni! Luleciic contra Labieni castra considunt. J'incline donc pour Saint-Germainl'Auxerrois et ses abords, Camulogène campant en face, du crtlé de Saint-Germaindes-Prés. C'est là (|ue campèrent les Normands on 885 (Abbon, Dr l>. P., I, 174 et suiv.). — L'ilùlcl de Ville (Iloussaye, p. 41). — Romainville (Uufour, Bull, de la

LA CAMPAd-N'I'l l)K LAIUKNU8 AUTOUIl DK PAIUS. 403

Ce qui aggrava le péril de Labiéiius, c'est ((ue, sur ses lianes, les Bellovaques prirent les armes*, et que, de Gergovie et de César, lui arrivèrent de mauvaises nouvelles, et peut-être l'ordre de revenir-. Il fallait donc regagner Sens. Le légat jugea la chose impossible par la rive droite, sous la menace des Belges % et il se résolut à mettre le fleuve entre eux et lui, au risque d'une bataille avec Camulogène.

iMais il importait au moins d'éviter que la rencontre eût lieu pendant le passage de la Seine. Labiénus recourut aux moyens classiques pour le cacher à son adversaire. Une nuit, laissant dans son camp cinq cohortes*, il en expédia cinq autres en amont, le long de la berge, accompagnées de bagages, escortées de barques qui remontaient le fleuve, et tout ce monde, soldats et matelots, faisant grand tapage ^ Pendant ce temps, la flottille venue de Melun descendait sans bruit et s'arrêtait à quatre milles en aval " (auPoint-du-Jour?'), où elle était rejointe par Labiénus^

Soc. de i'Hisl. de Paris, Vlll, 1881, p. 153-7; Duruy, ibidem, p. 163). — Créteil (Quicherat, p. 225). — Une ancienne opinion (cf. éd. de Glarke, 1712, planche), reprise parfois de nos jours, faisait arriver Labiénus par la rive gauche.

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