‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 603 sur 776 · Omnes adilus difficiles habebat · texte numérisé non relu

Omnes adilus difficiles habebat

2. Dorsum esse hujus jugi prope œquam [l'échiné qui forme col et qui porte la route du plateau au col des Goules], sed hune silvestrem [voyez les bois du ravin qui descend de là, au nord, vers Romagnat] et angustam [moins de 100 m. entre l'étranglement de ce ravin et le ravin de Maçon, au sud], qua esset aditus ad alteram partem oppidi [par opposition au chemin sur lequel eut lieu l'assaut, p. 475, n. 6] ; VII, 44, 3.

3. De expugnatione desperavit (36, 1), et par là César entend, je crois, à la fois l'escalade directe et la chaussée.

4. Ce n'est que là qu'on eût pu la placer, et le col a moins de 100 m. de large (n. 2), il est à 701 m., et, en face, le plateau de Gergovie atteint son point culminant, de 744 m.

5. César, du reste, a songé au blocus, et au blocus seulement, dès le début 36, 1).

garer de l'assaut, il disposa ses camps en avant du rempart, sur les terrasses qui s'étageaient en contre-bas du plateau'; et, audevant de ces camps et de ces terrasses, sur le flanc même de la montagne de Gergovie, il éleva une épaisse muraille faite de larges blocs, haute de six pieds, qui doublait la place forte par une forteresse extérieure^. Contre un plan de blocus, il lit occuper les collines et les roches qui flanquaient, du côté des vallons, la montagne niaîtresse, et notamment La Roche-Blanche, qui, au sud, lui sert comme d'avant-garde ^ Et, afin de n'être point surpris du côté du col, il semble qu'il y ait maintenu plusieurs postes de garde*. Avant même de songer au siège, il fallait que César déblayât les abords de la ville.

Quand le général romain aperçut, de la plaine, la montagne et la forteresse hérissées de rochers, de bois, de murailles, de camps et de soldats, son premier mouvement fut de désespoir ^ Et, ne se sachant quel parti prendre, il se contenta d'installer son camp le moins mal possible : il le bâtit au pied de la montagne*, le long de la grande route par laquelle il était venu, sur un des mamelons (au nord d'Orcet) qui terminent la plaine et commandent les ruisseaux d'en bas'.

1. Castris prope oppidum positis, 36, 2 et 46, 3; évidemment sur le côté sud, comme il résulte du récit de 46, le côté nord se défendant par lui-même, et, d'i\'i\leurs, ne présentant pas les terrasses propres à des campements. Cf. p. 475.

2. A medio fere colle [c'est-à-dire, aujourd'iiui, à mi-distance entre le bas du village et le rebord du plateau] in longiludinem, ut tiatura loci fcrebat, ex grandibus saxis sex pedutn murum ... prseduxerant \ 46, 3. — César parle de trois camps (46, 4) : un à gauche du sentier (cf. p. 475, n. 6), deux à droite?

3. C'est La Roche-Blanche qui est désignée 36, 5 : Erat e regione oppidi collis sub ipsis radicibus montis egregie munitus atque ex omni parte circumcisus [» escarpé? ■■ : elle ne l'est plus du côté de Gergovie, peut-être à cause d'éboulemenls successifs et des nivellements amenés par la culture; peut-être aussi César a-l-il oublié /i-/v, car les mouvements de ses troupes s'expliqueraient mieux sans escarpements de ce côté; on a traduit • isolé •]. De même, 44, 4, uno colle désigne également La Roche-Blanche. En revanche, 36, 2, omnibus ejus jugi collibus désigne toutes les collines du massif à l'ouest, celle de La Roche-Blanche, le puy de Jussat, les hauteurs de Risolles, le col des Goules, le puy de Romagnat.

5. Vil, 36, 1 {de expugnutione drspcruvit); 36, 2 (horribilcm speciemj. Cl. César est, dit très nettement Dion (XL, 36, 2), èv mwa.

7. Majora castra, 36, 7. Le camp occupait, au nord do l'.Vuzon, la hauteur entre

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