‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 615 sur 776 · M. Pctronius, etc · texte numérisé non relu

M. Pctronius, etc

CÉSAR REPOUSSE DE (iERGOVIE. 477

On fuyait dans le lointain vers les issues opposées. Les femmes, sur la muraille, cheveux épars, seins nus, mains ouvertes, hurlaient et suppliaient, et déjà quelques-unes se livraient aux soldats pour éviter la mort'. César, un instant, put croire à la victoire.

Mais, brusquement, les Gaulois entrèrent en scène. Revenus à bride abattue, les cavaliers se montrèrent d'abord, et prirent leur place de combat sur le rempart; d'autres arrivèrent à leur tour, à chaque instant plus nombreux; et ce fut bientôt une multitude d'hommes qui remplit la muraille, déborda au dehors, couvrit les premières descentes et assaillit de toutes parts centurions et légionnaires^. Ceux-ci durent combattre un contre di«» et partout en mauvaise posture \ La crainte revint à César : il monta avec sa X'^ légion jusqu'à mi-hauteur du plateau (sur la croupe avant le village actuel?*); derrière lui, la XIIP la remplaça dans le vallon \

Les Romains, autour du rempart et sur les terrasses, combattaient sans perdre pied. S'ils tenaient bon quelques minutes encore et que César pût les soutenir, la retraite serait honorable ^ Mais à ce moment même, les cavaliers éduens parurent

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