‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 616 sur 776 · et · texte numérisé non relu

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4. Paulum ex eo loco [où il était] progressus [sic, tous les mss.], etc.; 49, 3. César a dû suivre le chemin qui part du carrefour d'en bas (p. 476, n. 3) et s'arrêter, après une faible montée, à mi-chemin du village, au carrefour du point 536 (2'^ position). — C'est bien à peu près la place qu'on a souvent assignée à la X"=, mais en la faisant, non pas avancer, mais reculer depuis le village, où elle serait déjà montée (p. 476, n. 3), et en lisant, à tort, régressas chez César (von Gœler, p. 286; Napoléon III, p. 315). — On la fait aussi (van Kampen, p. 10; Rice Holmes, p. 745) obliquer sur les croupes qui avoisinent le village. — Cf., sur ces diverses positions : Ebers, Neue Jahrbùcher, LXXV, 1857, p. 854 et suiv. ; Heller, Philologus, XIX, 1863, p. 539 et suiv., XXVI, 1867, p. 687 et suiv. ; Steinberg, id., XXXIII, 1874, p. 457 et suiv.

5. César la fit placer (1" position) sub infimo colle [Gergovie? La Roche-Blanche?] ab dextero latere hostiuin, 49, 1 : c'est la position que nous avons (p. 476, n. 3) assignée au début à la X'. Tous ces mouvements des légions me paraissent se succéder sur une même ligne, le chemin actuel et naturel de La Roche-Blanche au village (cf. n. 4).

à la droite des légionnaires* : dans l'émoi de la bataille, ceux-ci crurent à des adversaires, et le courage leur manqua*. Une dernière poussée des Gaulois eut raison des plus intrépides. Ceux des Romains qui avaient escaladé la muraille furent tués et jetés en bas; ceux qui tenaient les portes furent égorgés à leur tour\ Plus rien n'arrêta les Gaulois dans leur descente victorieuse : devant eux, les ennemis dégringolaient les flancs de la montagne, laissant des cadavres dans tous les ravins*. César avait rapproché encore la X^ légion. Arrivés à la fin des plus rudes pentes, les fugitifs la rencontrèrent (vers le village), et les Gaulois durent ralentir la poursuite ^ Plus bas, la XIII" s'avançait à son tour, gravissant les premières montées®. Les quatre autres se replièrent sur elle, et l'armée put enfin gagner la plaine, s'y mettre en ligne, ofi"rir la bataille '. Mais Vercingétorix la refusa, et, d'un ordre, ramena ses soldats dans Gergovie*.

Cette dernière manœuvre ôtait au Romain l'espoir d'une revanche et complétait le triomphe de son rival. Même à cette heure unique où, pour la première fois, l'Arverne et ses hommes avaient mis en déroute César et les légions, les Gaulois eurent assez de fermeté d'âme pour ne point compromettre leurs

1. 50, 1. Us ont dû, arrivaut si tard, faire un grand détour inutile après la ferme (p. 474, n. 6).

3. 50, 3-5 : ici César raconte la mort de Pétronius (p. 476, n. 8), se précipitanl seul au milieu des ennemis, pour permettre aux siens de fuir.

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