‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 633 sur 776 · VIII, 45. 2; p. 420, n. 5, p · texte numérisé non relu

VIII, 45. 2; p. 420, n. 5, p

MECUNTENTKMK.NT DES ÉDLKNS. 491

<lo la fortune et regrettaient Crsar le jour où la (ïaule proelamait son indépendance', ne gardèrent sans doute pas le silence dans les assemblées où Vercingctorix convoqua les chefs. Bientôt, au cours de la nouvelle campagne, nous le verrons consentir à des pratiques qu'il a toujours condamnées- : il est possible qu'il ait eu la main forcée par les officiers éduens. Plus lard, enfermé dans Alésia, ils n'exécuteront ses ordres qu'à moitié ^ L'autorité de Vercingétorix nous semblera désormais moins solide que dans les journées où, roi des Arvernes, il ne commandait qu'aux amis de ce peuple*.

De tout temps, d'ailleurs, le jeune roi eut à compter avec les parjures, les transfuges et les opposants. A Gergovie même, César fut informé chaque jour de ce qui se passait chez son adversaire^. Devant Avaricum, on avait accusé le chef de haute trahison ^ Ses discours furent presque toujours fidèlement rapportés aux Romains'. Ils connurent l'effectif des troupes engagées, cité par cité^ Assiégé par les Nerviens, Gicéron fut sauvé par un Nervien demeuré près de lui^ L'Arverne Epasnact, le Picton Duratius, demeuraient en armes pour Gésar *". Je n'affirme pas que les Eduens du camp de Vercingétorix aient ressemblé à tous ces hommes, et qu'ils aient révélé aux Romains les projets de leur chef. Mais enfin leurs sympathies revenaient de nouveau vers le proconsul 'S et, à défaut de leurs actes, leurs sentiments avaient déjà trahi la Gaule.

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