cf. 71, 3; 77, 8; p. 425, d
4. Cf. p. 449-453, 455, 472-8; LXXX miU'^ hominum dclecta, 71, 3.
PLAN DE CAMPAGNE DE VliuClNGÉTdlUX. 493
^tliiné ' ; les hommes du Gôvaudan et du Velay, de descendre <Ians le Vivarais par les cols des Cévennes^; ceux du Rouergue et du Quercy, de ravager les terres des Volques dans la région des Garrigues \ Du haut de ses montagnes, la Gaule libre déborderait sur la Gaule romaine.
JMais Vercingétorix souhaita le retour des Romains, non plus seulement au sud du Rhône, mais au delà des Alpes, la libération universelle du nom gaulois et la revanche de la défaite de lîituit. Aiin de mener cette tâche à bonne fin, il voulut y associer le peuple le plus puissant du Midi, les Aliobroges, jadis les alliés de l'Empire arverne*. Il leur adressa des* messages secrets, puis une ambassade plus solennelle, il promit de leur laisser riiégémonie sur toutes les nations en deçà des Cévennes^ Car il fallait que Rome reconnût pour toujours à la Gaule le droit de disposer d'elle-même.
Comme leçon à donner au peuple romain ^ Vercingétorix rêva de débarrasser la Gaule et le monde de César et de ses dix légions. Pour cela, il préconisa de nouveau la tactique qui lui était chère' : pas de bataille rangée, oîi l'armée romaine demeure invulnérable, mais l'accompagner pas à pas, abîmer devant elle les moissons, guetter au détour des routes les fourrageurs, les traînards et les bagages, la ronger pièce à pièce, et laisser le temps et la famine achever l'œuvre de destruction». Et si nombreuse et si aguerrie que fût l'armée de César, bien qu'elle demeurât, à cette heure, la plus belle du monde et la plus forte que