i, 2 et
494 VERGINGETORIX : LA DEFAITE.
Rome ait jamais eue, quinze mille cavaliers, voltigeant autour d'elle, acharnés et insaisissables, ne lui laissant ni vivres ni repos, devaient fatalement la réduire toute à la mort*.
Yercingétorix ne pouvait mieux faire. Qu'il ait mis dans ce vaste dessein la marque de son imagination coutumière, je ne le nie pas. Mais ce plan était, plus qu'autre chose, la preuve de son esprit lucide et de sa volonté prudente : il menaçait les Romains partout où ils étaient vulnérables, il annulait les deux éléments fâcheux de l'armée gauloise, l'inconsistance des Éduens et la fougue désordonnée des escadrons. Pour empêcher la traîtrise des uns et l'intempérance des autres, le meilleur moyen était de refuser à tous le hasard du champ de bataille, et de maîtriser, coûte que coûte, les faiblesses ou les ardeurs de ses hommes'.
m. — LA RENCONTRE DÉCIDÉE PAR VERGINGETORIX
Dans le Midi, la campagne parut d'abord indécise. Les Allobroges refusèrent les offres de Vercingétorix et fortifièrent contre lui les rives du Rhône '; le légat de César dans la Province put, avec vingt-deux cohortes, faire face aux premiers dangers *. Mais les gens du Velay réussirent à entrer dans le Vivarais, on tua quelques chefs aux sujets de Rome S et la route du Midi fut ouverte aux Gaulois.
1. Il est possible que Vercingétorix ait eu connaissance de la tactique des l'arthes contre Crassus.