‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 637 sur 776 · Neque fortunam tentaturum aut in acie dimicalurum; 6i · texte numérisé non relu

Neque fortunam tentaturum aut in acie dimicalurum; 6i

3. vu, Gi), 3. Ce refus des Allobroges peut s'expliquer par des faveurs particulières accordées par César à quelques chefs (De b. c, III, 59).

4. Vil, 05, 1 : le léf^at est L. (Julius) Cœsar, cousin du proconsul; les 22 cohortes ont été levées dans la Province, en partie sans doute pendant l'hiver (VI!, 7, 5 ; peut-être faut-il compter parmi elles la Vl° légion, dont l'Iiistoire est si énigni.itique (p. 401, n. 7). *

5. 05, 2 : d'aprt'j César, les Ilelviens auraient sans ordre attaqué les preniiors le pays des Vellaves, auraicuit été battus, perdant le princrps civitatis, C. Vaierins Donnolaurus, Cuburi JUius («f. p. 102), et se seraient réfugiés intra oppida.

LA RENCONTRE DÉClDKi': PAR VERGINGÉTORIX. 49;i

C«>siir persista Jonc à revenir. Du pays de Langres, il descendit dans la vallée de la Saône. Son intention était de gagner la Province par la route la plus directe, celle qui l'éloignait le plus de son principal ennemi, et qui, du pied de la Côte d'Or, f,'agnait (ienève par la Franche-Comté. Ce n'est qu'au delà de Dijon qu'il devait quitter les terres amies des Lingons, pour entrer chez les Séquanes *.

1. César a dû, a[)vèà sa jonction avec Labiénus (p. 482), marcher par Auxerre, Tonnerre et Cliàtillon, où est un important carrefour. De Ghàtillon il a pu traverser la montap-ne par Heneuvre. Mais je crois qu'il a fait le détour de Langrcs (p. 483, n. 6). En tout cas, je le suppose suivant, à partir de la Tille, la route qui mène vers Dijon en lonjjeant le bas de la montagne. — Cet itinéraire n'est qu'une hypothèse, aussi bien que l'emplacement que j'assigne à la bataille, qui eut lieu sur cette route. Voici les termes de la question. — I. Il n'y a aucun doute sur deu.\ points : l» la rencontre eut lieu chez les Lingons (cf. Plut., C, 20}; 2° à l'exlrémité de leur territoire, per extremos Lingonum fines, 06, 2. — IL II est très probable que cette extrémité doit Hve cherchée, non à l'ouest ou au nord du territoire liiigon, mais au sud-est, le plus près possible de la Franche-Comté et de la frontière romaine : 1° sans quoi César eût-il dit qu'il marchait in Sequanos (06, 2)? 2" eùt-il rappelé qu'il allait secourir sa province (66, 2)? .3° Vercingétorix eiit-il dit que les Romains étaient sur le point de fugere in Provinciam, Gallia cxcedere (66, 3)? — III. Le point précis de la bataille doit donc être cherché sur une des routes qui, au sud-est de Langres, quittent le bas des montagnes pour obliquer vers le sud-est et entrer en Franche-Comté, à savoir : 1° la route de Langres, Seveux, Besançon; 2" celle de Langres, Mirebeau, Pontailler, Dole (route de la Vingeanne); 3" Langres ou Châtillon, Til-Chàtel, Dijon, Saint-Jean-de-Losne. J'ai préféré celle-ci, la plus méridionale, parce que : 1° c'est celle qui est le plus proche d'Alésia, où Vercingétorix arriva le lendemain de la bataille (p. 304); 2° c'est la plus commode, celle qui traverse le meilleur pays, qui permet de rester le plus longtemps chez les Lingons, que César avait intérêt à quitter le plus tard possible; 3° cette route (qui peut mener au Rhône par Saint-Jean-de-Losne, Louhans, Bourg et Pont-d'Ain) permet d'éviter les défilés du Jura, auxquels les autres conduisent; 4° elle permet de traverser le moins possible du pays séquane, qui était hostile (VII, 75, 3); 5° Vercingétorix, le jour de sa défaite, n'était pas loin des montagnes, puisque César put à peine poursuivre son infanterie (p. 504). — J'écarte donc sans hésiter les systèmes qui mettent le combat à l'ouest ou au nord d'Alise : I. Dans la vallée de l'Armançon : entre Tonnerre et Ravières (d'Anville, Eclaircisscmens, p. 453); Perrigny prés Montbard (d'après un « officier supérieur ■-, du Mesnil, p. 626); entre Montbard et Ancy-le-Franc et plus particulièrement Moutiers-Saint-Jean (de Coynart : 1" mém., p. 229; 2'- mém., p. 224; Mém. de la Comm. des Ant. de la Côte-d'Or, IX, 1874-7, p. 141 et suiv. ; d'après lui, Vialay, Buil. de la Soc. des Se. ... de Semur, XXXIV, 1905, p. 209 et suiv.); JuUy près de Ravières (Goureau, Bull, de la Soc. d'Études d'Avalloii, Vll, 1804, p. 1 et suiv.); près de Montbard (Rossignol, Mém. de la Comm. des Ant. de la Côte-d'Or, IV, 1853-6, p. 171 et suiv.). II. Dans la vallée de l'Aube : entre Auberive et Prasiey (P[islollet] de Saint-F[erjcux], Le SpccUiteur militaire, II' s., XLII, 1863, p. 59 et s.); entre Montigny et Louesme (d'Aumale, Revue, p. 96). — J'écarte de même ceux, partisans d'Alaise (p. 503, note), qui placent la bataille en Franche-Comté à cause du texte èv Sriitovavo?; (XL, 39, 1), qui n'est qu'une traduction erronée de in Sequanos de

De l'ouest, Vercingétorix le guettait par les routes deTAuxcis. 11 avait, semble-t-il, choisi Alésia (Alise-Sainte-Reine) pour centre d'opérations ^ Plantée au seuil même du pays éduen-, place forte d'avant-garde à demi enclavée par les domaines des Lingons, elle surveillait tous les chemins qui montaient de la Loire et de la Seine et qui descendaient vers la Saône. César, depuis qu'il battait lentement en retraite, de Nevers à Auxerre, d'Auxerre à Châtillon, et de là vers Dijon, César n'avait fait que décrire trois quarts de cercle autour de la forteresse d' Alésia ^

Rien ne fut donc plus facile pour Yercingétorix que de rejoindre son adversaire. Quand il eut réuni toutes ses troupes, il lui suffit de traverser les cols de l'Auxois pour se présenter sur la route de César*. Et, un soir, il s'en vint camper près de Dijon (devant Hauteville?^), à dix milles au sud des légions*^. Le

César (66, 2). — Je ne crois pas davantage qu'il faille songer à une localité du plateau de Langres (Beneuvre, d'après von Gœler, 2' éd., p. 301 J. — Mais je ne suis pas sûr qu'il ne faille pas la placer sur un des affluents de la Saône au nord de Dijon. I. Sur la Yingeanne (système de Defay, Élude sur la balaillc qui a précédé le blocus d'Alise, Saint-Cloud, 1863, accepté par Napoléon IJI, p. 331, et fort suivi; contre ce système, de Coynart, Mém. de la Coinm. des Ant. de la Côte-d'or, VllI, 1870-3 (1873K p. 160 et suiv.). II. Sur la Tille (Kœchly et Rûstow, p. 144). — Les abords de Dijon ont été proposés par Gouget, Mémoire sur le lieu de la bataille livrée avant le siège d'Alésia, 1803 (extrait des Mém. prés, par div. sav. à VAc. des Inscr,, 1" s., VI, II' p.), et adoptés par Rice Holmes, p. 780-1. — Voyez les variantes proposées à notre système par Perrenet, Rev. des Et. anc, 1909, p. 254.

1. Les ouvrages qui y furent construits (69, 5; p. 505) sont antérieurs, je crois, à la retraite; de plus, elle avait assez de provisions (p. 507 et 518-9); et enfin, la retraite vers Alésia, si rapide et si décidée (p. 502-4), semble bien avoir été prévue.

2. Te fines Ileduos et limina summa tuenlem, Ileiricus, V. s, Germani, IV, 263.

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