P. 482, 484, p. 495, n. 1, et p
4. La route directe d'Alésia à Dijon est par Doux, Bligny-Ie-Sec, Saint-Seine, Val-Suzon, Darois, Daix et le bas de Talant; longueur, 40 kil. jusqu'à Hauteville, 46 kiL jusqu'à Dijon. On trouve, sur ce parcours, vestiges et souvenirs de vieux chemins; cf. Driotton, Les anciens Chemins de Dijon à Alise, l%% (Rev. préhistorique illustrée de VEst de la France, n° 6).
5. C'est l'endroit où la route directe d'Alésia (n. 4) débouche sur la plaine de Dijon. Cet arc de cercle des collines d'IIauteville, d'Ahuy cl de Vantoux, surplombant de 50 à 100 mètres la vallée du torrent du Suzon, adossées à des montagnes plus hautes et couvertes de bois, est propre à un de ces campements, comme il semble que les recherchait Vercingétorix (p. 442, n. 2, et p. 444, n. 6). César nous dit <|u'il campa irinis cuslris (60, 2) : cha(iue camp peut-être sur un des trois mamelons. — Gouget (p. 27-8) place les camps gaulois à Dijon et en aval, sur les deux rives de l'Ouclie.
G. 66, 1-3. Voyez une manœuvre semblable de Vercingétorix, p. 459, n. 3.
LA UENCONTRE DÉCIDÉE I>All VËIICINGÉTORIX. 497
moment était venu, pour la cavalerie gauloise, de se mettre à sa tâche et de ruiner le pays au-devant de l'armée romaine.
Il se passa alors le fait le plus extraordinaire de cette guerre, le seul acte de Vercingétorix qui ait été un acte d'erreur. Oubliant .son plan de campagne au moment où la campagne commençait, démentant ses instructions aussitôt après les avoir données, il convoqua le soir même les chefs de sa cavalerie, et il leur offrit l'attaque immédiate de l'armée romaine'.
Qu'était-il donc survenu dans les quelques jours qui séparèrent le rassemblement des escadrons gaulois et leur arrivée aux approches de César? Le roi des Arvernes se rendit-il compte que. de Dijon à Genève, la distance n'était pas assez grande pour qu'il eût le temps d'affamer et de détruire les légions^? Espérat-il faire plus de besogne du premier coup, en les surprenant dans leur marche^? Se laissa-t-il, à la vue de ces quinze mille cavaliers prêts à charger sur un mot de lui, en présence de cette jeunesse gauloise brillante, hardie, confiante comme lui-même, se laissa-t-il éblouir par l'illusion de la victoire rêvée? Ou, plutôt, ne fut-il pas obligé de céder enfin à tous ces hommes, chez qui, depuis six mois, il refrénait l'instinct de combattre, et qui voyaient s'enfuir, avec l'armée de César, l'occasion d'une gloire éternelle *? — Toujours est-il qu'en livrant carrière, cette fois, aux passions gauloises, Vercingétorix commit une faute irréparable.
Deux choses permettent de l'excuser en partie. L'une, c'est qu'il ignorait la présence de cavaliers germains dans le camp de César, qu'il crut son adversaire réduit aux chevaux de l'étatmajor^ : ce qui, en effet, eût exposé les légionnaires, sans abri et sans soutien, à la force de la première charge et aux poussées