Cf. p. 496, n
bataille, et il commença aussitôt les travaux des camps et du siège '.
Comme devant Gergovie^, Vercingétorix envoya ses escadrons pour troubler les premiers travaux (dans la plaine des Laumes) ^ Mais ils eurent affaire cette fois à une forte partie. Si les cavaliers romains se laissèrent battre*, les Germains rétablirent le combat\ et poursuivirent l'ennemi jusqu'à l'entrée des murailles des camps ^ Il se fit là un grand massacre de Gaulois. Pourtant, les camps restèrent intacts ^
C'était pour Vercingétorix une seconde défaite, et qui complétait la première. Celle-là l'avait obligé à s'abriter derrière une place forte. Celle-ci l'y enfermait pour longtemps\ Mais il lui restait le secours de toute la Gaule. Il se hâta de la prévenir et de l'appeler, avant que la place ne fût investie ^
Le roi des Arvernes réunit autour de lui ses derniers cavaliers, et il leur donna l'ordre de quitter Alésia pour regagner leurs cités respectives '". Il y avait parmi ces hommes des chefs que Vercingétorix aimait, des vaillants de la première heure, comme Lucter le Cadurque". 11 leur adressa d'émouvants adieux, les apitoya sur le sort de l'armée et sur son propre destin^-. Si la Gaule ne les secourait pas, ces quatre-vingt mille hommes,
5. Ce qui hâta la défaite des Gaulois, ce fut la vue des légions, que César fit avancer pro castris (sur les pentes nord-ouest de la montagne de Flavigny? menaçant ainsi le flanc gauche des Gaulois); 70, 2-3 et 5.
6. 70, 4-5. La poursuite eut lieu, semble-l-il, par le chemin qui va de la plaine des Laumes et du moulin de Hèze jusqu'aux Celliers, où elle a dû se heurter à la porte et à la muraille du camp (p. 505, n. 2). Vercingétorix, craignant ([ue, dans l'émoi de la fuite, le camp ne fût abandonné, fit fermer les portes de la ville (70, 7).