‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 656 sur 776 · cf. 69, 6; 70, i · texte numérisé non relu

cf. 69, 6; 70, i

4. Onze milles du côté intérieur, circuitus, dit César (69, 6) : c'est exactement ce que mesure la ligne de la contrevallation, qui suit le ba.'^ des collines du pourtour et s'amorce dans la plaine à la grande route. — Les fouilles de Napoléon III, de 1862 à 1865 (p. 356 et suiv., pi. 25-28), ont, dans une très large mesure, confirmé les tracés proposés auparavant (plans de d'Anville, de Barbie du Bocage ap. Lemaire, César, 1, p. 365, de Coynart, du duc d'Aumale, Rev., p. 138-9, de Prévost).

0. Castella XXIII, 69, 7 [decem et octo, Florus] : par conséquent à tous les 500 pas, à portée de la voix? ou de manière à ce que les machines pussent croiser leur tir'? Ce sont les redoutes qui ont laissé le moins de traces (Napoléon, p. 339).

6. Opportunis lacis, 69, 7. Il n'y a de bons emplacements que sur les mamelons de la montagne de Flavigny et sur ceux de la montagne de Bussy. — On a trouvé des traces de deux camps sur la montagne de Flavigny (A et B), d'un sur la montagne de Bussy (C), d'un au pied du mont Réa (D), et, dit-on, de petits camps de cavalerie, un dans la plaine de Grésigny (G), trois (H, I, K) dans la plaine des Laumes (Napoléon III, pi. 23 et 28, p. 356-8; Pernet, Pro Alesia, 1908, III, p. 419, 420. 459, etc.). Quoiqu'il ne soit pas absolument certain pour tous qu'il s'ao-isse de camps et non de redoutes (cf. n. 5), je crois cependant ces attributions acceptables. — Les stations de cavaliers étaient à coup sûr dans la plaine. La plus

510 VERCINGETOKIX : LA DEFAITE.

doute sur la montagne de Flavigny, la plus proche d'Alésia*.

Un fossé, un remblai, des camps et des redoutes, cela suffisait pour bloquer la ville, empêcher une évasion, arrêter des convois de vivres. Mais quand César apprit par des transfuges que Vercingétorix appelait du secours, il estima avec raison que ce serait peu de chose contre des assaillants du dehors unis aux assiégés d'Alésia; et il entreprit des retranchements géminés, une ligne contre la cité, une ligne contre l'extérieur' ; et, de plus, aux ouvrages habituels des ingénieurs gréco-romains, tours, remparts et fossés, il ajouta toutes sortes de défenses nouvelles.

De chaque côté, intérieur et extérieur, les ouvrages romains commençaient par le fossé traditionnel, mais énorme, large de vingt pieds, profond de neuf, et à parois verticales ^ Au delà du fossé, sur un espace d'environ quatre cents pieds \ s'éten-

importanle est, selon moi, sur l'Ozerain, près de la grande route, au pied du (juartier général, gardant la principale sortie des relrancheiuenls, et je crois que là étaient les Germains (camp K; cf. p. 510, n. 1, p. 521, n. 7, p. 529, n. 1 et 2).

1. Je crois, après bien d'autres, que le camp de César était sur le mame^m nord-ouest de la montagne de Flavigny (au-dessus de la ferme Lombard) : outre que c'est l'emplacement de camp le plus commode, le plus facile à défendre, c'est le point le mieux situé (p. 526, n. 1) pour dominer la plaine, les routes de la Gaule intérieure qui y débouchent, les principaux sentiers qui montent à Alésia (cf. p. 52C, n. 6), la plus grande partie des travaux romains, et le lieu naturel des batailles, qui est la plaine des Laumes (p. 50G el521). — De plus, de tous les camps, c'est celui-là dont les défenses paraissent les plus formidables (camp A, Napoléon, pi. 28 et p. 356; Pernet, Pro Alesia, 1908, lU, p. 419). — On a placé souvent le quartier général au mont Pévenel (de Coynart, 2' m., p. 246).

2. il semble bien résulter de 69, 6-7, comparé à 74, 1, qu'il ne songea d'abord qu'à un circuiius intérieur contre Alésia, contrevallation, et que ce ne fut qu'après l'appel de Vercingétorix à la Gaule qu'il se décida à des lignes extérieures ou circonvallation.

3. 72, 1; cf. 79, 4; 82, 3. César ne donne que la largeur; la profondeur indiquée est celle que les fouilles ont fait reconnaître (pi. 28). — Traces du fossé extérieur de la contrevallation (Napoléon, p. 359). — Les fouilles n'ont point fait retrouver le fossé de la circonvallation (Napoléon III, p. 362); et, d'autre part, pour des raisons militainis, on l'a depuis longtemps nié (Guiscbardt, I, p. 236-7). J'hésite ce|)endanl encore à douter de son existence (cf. 72, I et 2; 74, 1, 82, 1 ; ici, p. 523, n. 3).

4. 72, 2 : Ab ea fossa pedcs quadriiujerUos : si le texte est à garder, celle distance, 120 mètres, correspond, je crois, à la portée des machines dont disposait César (cf. 81. 5). — Les fouilles ont rnonlré (|uc celle dislance a varié, mais toujours pour 6tre plus forle (Napoléon 111, p. 339). — Ce (lui justillt la conjecture souvent pro-

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