‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 663 sur 776 · Cf. t. Il, p · texte numérisé non relu

Cf. t. Il, p

2. Tantu universw Gallix consensio fuit liberlatis vindicandse et pristinw bclli latulii rccuperanilw, ul neque hencficiis alque amiciliœ memoria moverenliir, oinnrsque et anima el opibiis in id bellum inciimbcreiil; VII, 70, 2.

LA PREPARATION DE L AUMEE UE SECUUUS. 5i5

C'est le proconsul qui parle ainsi dans ses Cottnnoilaires, et il admire la merveille, Vercin^étorix continuait à inspirer la Gaule et à étonner son rival. César percevait devant lui une vision prodigieuse et nouvelle, celle d'une nation puissante qui refait son unité, qui recrée ses énergies, et qui se refuse à mourir sous les injures de l'étranger. Et cette passion de la liberté, soulevant tous les hommes à l'appel de son héros, pouvait lui rendre la victoire sous les murs d'Alésia,

Par malheur, les chefs du dehors furent trop sages, A l'arrivée des messagers de Vercingétorix, ils se réunirent en conseil '. Au lieu d'obéir, on discuta les projets du roi. Il fut reconnu qu'on aurait de la peine à nourrir la multitude d'hommes qu'il réclamait, qu'elle serait difficile à conduire et à grouper' : c'était juste; mais elle n'aurait pas à faire campagne, et, pour l'assaut rapide qu'elle donnerait, quelques heures devaient suffire. On résolut de limiter l'armée de secours à deux ou trois cent mille hommes, et on fixa le contingent de chaque cité^ Des ordres furent aussitôt envoyés; le lieu de concentration fut indiqué sur terre éduenne, pas très loin d'Alésia \

Il faut croire que de telles convocations de députés et de tellçs levées d'hommes, que ces messages, ces marches, ces rendez-vous, aient été choses habituelles aux Gaulois, que des rouages communs et réguliers, courriers, relais et bonnes routes, aient fonctionné d'un bout à l'autre de la contrée, pour qu'en un mois à peine tous ces résultats aient été obtenus, que toute l'armée se soit rassemblée, et que personne n'ait manqué à l'appela Les Bellovaques, seuls, ne consentirent pas à fournir le contingent fixé : ils déclarèrent qu'ils feraient la guerre en leur lom et à leur guise, et qu'ils ne reconnaissaient aucun chef;

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