‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 665 sur 776 · et · texte numérisé non relu

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— Tout cela, ces lon-^ueurs et ces minuties, en vue d'une marche de quelques jours, d'un assaut qui réussirait ou écliouerait on quelques heures! car, en définitive, il s'agissait pour ces hommes, non pas de guerroyer à leur manière, mais de sauver le chef souverain et de se remettre ensuite sous ses ordres. Et je soupçonne encore, dans cette façon d'agir, la jalousie toujours éveillée des Eduens. De fait, ils se taillèrent la plus belle part dans le haut commandement. Des quatre chefs qui furent élus, un seul pouvait défendre la cause de Vercingétorix lui-même, son cousin Vercassivellaun l'Arverne; un second, Comm l'Atrébate, représentait les intérêts légitimes de la Belgique; mais les deux autres furent les deux inévitables intrigants, Éporédorix et Viridomar', et cela seul indique quelles arrière-pensées d'ambition se dissimulaient sous ces lenteurs et ces manigances. La levée en masse refusée à Vercingétorix, les deux chefs éduens mis à la tête de l'armée qui venait à lui, c'était l'échec de son grandiose projet, de cet acte d'enthou» siasme universel qu'il avait rêvé.

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