et
.5. Cf. p. 507, n. 4.
6. Ad diein non venerunl, 77, 10. Je crois que le jour fixé par Vercingétorix pour le retour des Gaulois (77, 1 et 10) était le 30* ou peu après (cf. 71, 4).
7. 77, 1 ; Dion, XL, 40, 2. Ces soulTrances laissèrent de terribles souvenirs aux tJaulois, cf. Hirtius, VIII, 14, 1; 34, 1.
',1. Cf. \i. 440.
L ATTENTE A ALÉSIA. 6i3
soiiUVir (le la fatigue et do la faim, et le suicide par le combat vlail plus facile que la résistance au mal. Et Critognat proposa •d'iiuiter les ancêtres, qui, assiégés par les Cimbres et les Teutons, étaient arrivés jusqu'au jour de la délivrance en se nourrissant de la chair de ceux qui ne pouvaient combattre. Cependant, dit-il, les Teutons ne cherchaient que le butin, et les Romains sont venus pour asservir à jamais : la liberté de la Gaule mérite bien ce sacrifice; si les aïeux n'en avaient point <lonné l'exemple, il eût été beau de l'imaginer et d'en lég'uer la gloire aux générations futures '. —
Critognat releva les courages, et arrêta les premières paroles <le lâcheté. On n'osa recourir aussitôt à l'expédient des ancêtres, ■et on se borna à rejeter hors de la ville les non-combattauts. Mais si le siège devait durer encore, la résolution fut prise de s'entre-dévorer plutôt que de traiter avec l'ennemi -.
Les habitants d'Alésia furent expulsés de la ville. Elle ne devait plus être qu'une forteresse réservée à la défense éternelle. Les malheureux, descendant la montagne jusqu'au fossé des Romains, s'offrirent comme captifs et butin, si on voulait seulement les nourrira Mais les légions au service de César ne manquaient jamais d'esclaves \ et, en ce moment, elles craignaient de manquer de pain^ Le proconsul donna l'ordre de repousser les fugitifs ^ et ils errèrent dès lors entre les lignes et la place, suppliants, hagards, mourant de faim, et les flancs de la montagne se jonchaient de cadavres'.
1. VII, 77 : le discours (c'est le seul des Commentaires de la guerre des Gaules •qui soit en style direct) a pu être transmis à César par quelque transfuge; il semble bien qu'il ait connu d'autres harangues (cf. 77, 2) tenues dans ce •conseil.