Dion seulement, XL
Un jour enfin, l'armée de secours arriva ^ sur les hauteurs qui faisaient face à Alésia. Elle s'y installa (derrière Mussy-la-Fosse), à un mille seulement des lignes de César ^ Le lendemain au matin, ses cavaliers se répandirent dans la plaine ^
D'AIésia, les assiégés aperçurent leurs frères \ Ce fut le délire des plus grandes joies, les hommes courant, les paroles se croisant, Tallégresse rendant à tous le courage et l'espérance. Et on se prépara à l'attaque immédiate (septembre?) ^
César et les légionnaires pouvaient suivre des yeux l'immense multitude qui se déroulait dans la plaine et sur les coteaux. C'était l'heure des pires dangers qui s'approchait ^ D'AIésia descendraient Vercingétorix et ses 80000 fantassins, rompus à la fatigue, experts au métier, bien dirigés, et luttant en désespérés ^ De la Gaule arrivaient 8000 cavaliers, 250 000 hommes de pied, troupes médiocres sans doute, mais ardentes et joyeuses, confiantes dans leur nombre et leur élan*. Et maintenant, battue par les flots des ennemis, la ville forte de César n'était plus qu'une étroite bande de terre, que l'efîort des vagues convergentes menaçait d'engloutir bientôt ^
IX. — LES DEUX PREMIERS COMBATS Mais, pour rompre ou submerger les lignes de César, il aurait
1. Sans 'Joute par la route de Bibracte, qui débouche au sud-ouest le long des collines de Mussy (n. 2). "
2. VII, 79, 1 : Colle exteriore [elle est en effet, à la dilTérence des autres, cf. p. 509, II. 2, absolument en dehors des lignes de César, lesquelles ne dépassent pas dans la plaine la grande route, p. 509, n. 4] occuputo, non longius mille passibus ab nostris munitionibus [il y a exactement 1500 m. de la route au pied de celte colline] conùdunt. — L'emplacement des camps gaulois sur les collines de Mussy a été proposé dès 1741 par d'Anville, plan et p. 406. — Von Gœler préfère les hauteurs au sud de Pouillenay (2* éd., p. 310).