Cf. Plulaniue, César
LES DEUX PREMIEIIS COMUATS. 521
fallu que l'efTort fût universel et continu; et, du côté de l'armée (le secours, les chefs ne voulurent jamais exposer toutes leurs troupes. Déjà, par le refus de la levée en masse, ils avaient fortement restreint les avantages du nombre. Ils achevèrent de s'en priver par leurs hésitations et leurs maladresses.
Le premier jour, ils n'engagèrent que leur cavalerie *. C'était une sottise. Car une victoire de leurs cavaliers ne leur donnerait aucune prise sur les retranchements de César, et une défaite les mettrait à découvert en cas de retraite ou de défensive. Mais les Gaulois ne pouvaient renoncer à la folie des charges héroïques; et. bien qu'elles eussent été deux fois condamnées par les batailles précédentes^, ils coururent à une troisième défaite.
Vers midi, les 8000 cavaliers gaulois offrirent le combat dans la plaine des Laumes % pendant que les gens d'Alésia, de l'autre côté de cette même plaine, assaillaient les retranchements romains*. César laissa ses légions dans les camps et sur les remparts, et envoya ses cavaliers accepter la bataille ^
Les Gaulois de l'armée de secours avaient flanqué leurs escadrons de quelques pelotons d'archers et d'infanterie légère. Cela leur permit de soutenir plus longtemps le combat, et un instant de se croire victorieux ^ Mais, au coucher du soleil. César massa sur un point les brigades des Germains, et. rangs serrés, files rapprochées, les lança à la chargea L'ennemi se débanda sous le choc; les tirailleurs, laissés en souffrance, furent entourés et
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