‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 674 sur 776 · Vil, 85, 4 et · texte numérisé non relu

Vil, 85, 4 et

8. Agger [les matériaux pour combler] ab universis in nmnitlonem [premier fossé] conjeclus, et ascensuni dat Gallis [passage du fossé], et ea qiiœ in terra occultaverant Homani contegit [on passe les pièges] ; 85, 6.

9. 85, 5 et 6. Ajoutez, dit César (83, 4), que les Romains combattent en contre-bas.

yeax les deux combats'. Par bonheur pour lui, la bataille ne se livrait que là où il pouvait regarder et intervenir, à ses pieds dans la plaine des Laumes, en face de lui sur le mont Réa. Car les Gaulois des camps de Mussy et les cavaliers d'en bas paraissaient s'en tenir à une simple démonstration. D'aucune autre partie du rempart on ne signalait une attaque sérieuse ^. Le proconsul put porter des renforts sur les points menacés ^ et mettre en branle ses principales ressources. Les hésitations du gros de l'armée gauloise lui laissaient toutes ses chances.

Contre Vercassivellaun, il envoya six cohortes et Labiénus, en l'autorisant, en cas de danger, à la mesure suprême, la sortie au pas de charge*. Lui-même marcha au secours des lignes de la plaine, harangua ses hommes, et, face à Vercingétorix, soutint et ranima le combat'.

La situation devenait moins bonne pour le roi des Arvernes. Rien ne fléchissait encore, ni le rempart ni les hommes". Et il avait César devant lui. — Mais il ne s'entêta pas dans la plaine, et, brusquement, tournant ses troupes et ses machines vers sa gauche, il gravit les pentes de la montagne de Flavigny ^

1. 85, 1 : Idoneum locuiu nactus, quid quaque ex parle geratur cognoscit. — D'Aumalc (p. 139) pense au noyer de la triangulation : c'est, je crois, trop loin; Napoléon 111 (p. 350) place César trop l)as, presque au pied de la montagne de Flavigny. — Du Mesnil (p. 630) et de Coynart (2' niéni., p. 23!)) le placent, tout à lait à tori, du côté de; Grésipny.

2. Cela résulte de ce (|u'il vu avoir prescjuc toutes ses forces sous la main, 40 cohortes du côté de Labiénus (p. 528), autant sans doute du côté de Vercingétorix (p. .^28), et ses inollleurs ofiicicrs.

K. Ijiborantibus subiitUlil, S5, I.

5. 86, 3-4. 11 quille alors son poste d'observation (ici, n. 1) pour descendre dan,>» la plain(\ et s'arrête, au pied de l'eudroil où il s'était tenu, vers le point où la roule actuelle d'Alise coupe l'Ozerain. C'est là, je crois, où a lieu le combat entre les deu.x chefs.

6. 86, 4 : Descendis cainiu'slribus locis propter inagnitudinein muiiilionum : ce point des ouvrages de la |)laine, situé au pied, je crois, du ([uartier général (p. 510, ti. 1), là où, ce semble, arrivait vers Alise une grande roule (celle d'Aulnn ou lie llibracte), où l'Ozerain traversait les lignes, où, sans doule, était la principale sortie de» lignes vers la plaine (p. 529, n. 2), ce point, dis-je, élail sans doute le mieux fortifié.

7. 86, 4 : Loca pnrrupln rrurensu [ex asccnsii, «; alqiie ex asrensii, [i] lenlant. — 11 ce peut s'agir que de ralla(|ue des lignes de Flavigny, au aord-ouesl de la colline :

LA DKIIMHIIE BATAILLE I) ALKSIA 52T

Césur, siMiiItle-t-il, n'attendait plus d ennemi sur ce point. It avait dû le dégarnir pour renforcer les lignes menacées. L'arrivée de Vercingétorix suiprit cl troubla les légionnaires. Malgré les dangers d'une attaque en contre-bas, le Gaulois écarta tous les obUacles. Les artilleurs des tours, il s'en débarrassa à coups de (lèches; les f(,)ssés, il les combla très vite; les pièges, sur ce point, manquaient ou s'évitaient sans peine. Il atteignit la terrible muraille, et ses faux de guerre firent enfin la première brèche *. — A la même heure, bien qu'il eût devant lui Labiénus, Vercassivellaun avait franchi les derniers fossés, et le flot des. Gaulois débordait sur le rempart^.

La minute décisive était arrivée. Sur les deux points, les chefs, arvernes avaient rompu les lignes romaines. Jamais Vercingétorix ne fut plus près de la victoire, ni César de la défaite finale. Si les autres chefs avaient alors lancé leurs 200 000 hommes, contre le reste des lignes, si l'attention du proconsul avait été détournée un seul instant des deux champs de bataille, les brèches s'élargissaient démesurément, la multitude gauloise se répandait dans les camps, et l'armée du peuple romain, coupée^ en lambeaux, était perdue sans remède.

Mais aucun des chefs du dehors ne se présenta pour donner la main à Vercingétorix. Ni dans la plaine des Lauraes, ni sur la montagne de Flavigny, son assaut ne fut appuyé par un assaut parallèle. Soit désir de ménager leurs hommes, soit jalousie à à l'endroit des deux Arvernes, les chefs Eduens restèrent dans-

toute autre direction eût fait faire trop de chemin et perdre trop de temps à Ver-» cingétorix. Je le suppose (cf. p. 526, n. 6) attaquant d'abord les lignes d'en bas^ entre le moulin de Bèze et le moulin Duthu (ou Savy), puis se portant brusquement ▼ers les lignes d'en haut, en montant au delà de l'Ozerain par le sentier du moulia Duthu. — C'est la solution indiquée par Napoléon 111 (p. 341), acceptée par^voa Gœler (2* éd., p. 323), Rice Holmes (p. 144, 796-7). — On a pensé aux collines du nord (Bussy) ou de l'est (Pévenel) : d'Anville, planche; de Coynart, 2" m., p. 260; d'Aumale, Rev., p. 139; et même au Réa : von Gœler, l" éd., p. 84.

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