‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 681 sur 776 · Cf. passis manibus obtestantur, César, Vil. il · texte numérisé non relu

Cf. passis manibus obtestantur, César, Vil. il

VERCINGÉTOIIIX SE REND A CKSAIi. 533

Les assistants étaient émus de pitié'. Mais César refusa de comprendre cette grandeur d'àme. Il ne vit qu'une chose, riionime qui lui avait arraché ses conquêtes et qui l'avait fait douter de sa fortune. Et il s'irrita à cette vue, invectiva son rival, lui reprocha sa trahison-. Vercingétorix ne répondit rien, et le silence qu'il sut garder fut une suprême victoire sur César \

Il fut mis aux fers à l'instant même*. Désormais, le maître de toutes les Gaules n'est plus qu'un corps misérable, traîné de prison en prison, jusqu'au jour du triomphe de César, qui sera celui de son exécution '. Sa véritable vie prit fin à l'iieure où il se rendit. Et ce fut, sur le sol de ses ancêtres, sa dernière volonté de chef et son dernier acte de Gaulois (septembre ®).

De cet acte simple et solennel, nul n'a jamais contesté l'émouvante grandeur. Les liistoriens de tous les pays et de toutes les tendances, ceux qui n'ont eu que colère et dédain pour les faiblesses des Celtes, ceux à qui le mirage des idées fait oublier la vie des hommes et qui se refusent à chercher des héros, Allemands acharnés à flageller la France sous le nom de Gaule, Français qui redoutent de céder à leur patriotisme, tous se sont inclinés de respect devant le sacrifice de Vercingétorix. Il mourut en homme de cœur, a dit l'un'; et ce fut, a dit un autre, un parfait chevalier ^ — Ces deux expressions pourtant,

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