‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 737 sur 776 · CKSAR QUITTE LA GALLE · texte numérisé non relu

CKSAR QUITTE LA GALLE

volli' h'^ion, qu'on appela celle des» Alouettes »\ peut-être ]);ii( t' (ju'elle prit pour emblème l'oiseau familier des champs' celli(|iies-. l'jt maintenant, avec ses onze lé|2;ions ■* et ses auxiliaires % tous bons soldats et dévoués pour toujours à son nom, il attendit do nouvelles provocations. Vers la lin de l'automne, il repassa en Italie "\

Il ne croyait pas cependant que la rupture fût très proche entre le sénat et lui "^ : car il laissa presque toutes ses troupes en Gaule, une moitié en Belgique, l'autre chez les Éduens'. Peut-être craignait-il encore quelque mouvement'; peut-être, plutôt, voulait-il mettre ses hommes et leurs officiers à l'abri des agents de ses ennemis. Déjà, Labiénus se préparait à le quitter pour ne point marcher contre Rome^ César n'envoya donc en Cisalpine qu'une légion, la XIIP, et il s'établit au milieu d'elle, à Ravenne*", tout près du Rubicon, qui séparait sa province de l'Italie romaine (fin novembre).

L'instant décisif approchait pour lui. Son gouvernement avait pris fin, la guerre des Gaules était terminée, la réduction en

1. Unam ctiain ex Transalpinis conscriplain, vocabulo quoquc Gallico, Alauda enim appellabatur, quain disciplina cuituque Romano institutain et ornatam postea universam civilate donavil. Il s'agit sans doute des cohortes levées en 52 en Narbonnaise (cf. p. 428-9, p. 494, n. 4); son vrai nom fut V Alaudœ. Cf. Groebe, p. 708.

2. Le mot est certainement gaulois; l'alouette se disait en latin galerita (Pline, XI, 121; Marcellus Empiricus, 28, 50). On ne croit pas d'ordinaire que les légionnaires de la V aient porté sur leur bouclier la figure de l'alouette, l'emblème constant des légions étant le foudre. Mais il est possible que le panache de leur casque ait imité l'aigrette de l'alouette, ce qui était conforme à un usage celtique (cf. t. H, p. 198).

3. Florus, n, 13 [IV, 2], 5; Cic, Ad AU., VII, 7, 6; Dion, XL, 65, 4. Les VP- XIV' (cf. p. 541, n. 6-10), les Alouettes (n. 1), et une nouvelle XV' ou une XVI''. Cf. von Domaszewski, Neue Heidelberger Jahrbiicher, IV, 1894, p. 161 et suiv. ; Groebe ap. Drumann, III, p. 709 et suiv.

Page 1