‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 740 sur 776 · C. JuLLTAN. — Histoire de la Gaulo. III · texte numérisé non relu

C. JuLLTAN. — Histoire de la Gaulo. III

. En vue de cette guerre d'Espagne, il avait modifié les mouvements de ses troupes de Gaule. Il n'avait fait venir en Italie que deux légions, la VIII« et la XIP, qui avaient rejoint la XIIP auprès de lui*. Les autres, il les avait dirigées, non sur les Alpes, mais sur les Pyrénées, et déjà trois d'entre elles, commandées par Fabius, l'attendaient à Narbonne ^ En quelques jours, par une de ces marches foudroyantes qui lui étaient familières, il pensait rejoindre ses légions et écraser en Espagnoles Pompéiens, qui ne l'attendaient pas. Mais un obstacle imprévu l'arrêta : Marseille lui ferma ses portes.

César était à peine arrivé au delà des Alpes, sur la route du littoral (vers Nice? 18 mars?*), qu'il apprit que les Marseillais lui étaient hostiles. Il convoqua aussitôt près de lui le conseil .,

exécutif de la ville, les Quinze, et essaya de les gagner à sa cause. Ils demandèrent à consulter leurs concitoyens, revinrent chez eux, et rapportèrent ensuite à César la délibération de leur peuple*. — En une belle et fière harangue, ils exposèrent au ^

proconsul que Marseille entendait demeuiçr neutre entre César ^^

et Pompée : elle était cité libre, amie du peuple romain, et il ne H

lui appartenait pas de prendre parti dans cette querelle. Au ;

surplus, les deux rivaux avaient été ses bienfaiteurs : elle ne voulait servir aucun des deux au détriment de l'autre'. —

tème Le Verrier; a. d. VII id. [april.], Cic, Ad AU., X, 3, a), sans doute le 8, et avoir, avant d'arriver à Marseille, ex ilinere, écrit à Cicéron le 18 mars (XV kal. maias. Ad Alt., X, 8, b) : cette lettre de César, en tout cas, est antérieure aux événements de Marseille.

1. Fabius campait chez les Éduens et Trébonius en Belgique, chacun avec 4 légions (p. 575, n. 7) : César dut enlever à Fabius la XII", qui le rejoignit la première (j, 15, 2), à Trébonius la Vlll', qui le rejoignit plus tard (I, 17, 8). 11» restèrent chacun avec 3 légions (cf. la suite, p. 583, n. 3).

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