‹ Histoire de la Gaule (volume 4)Chapitre 741 sur 776 · De b. c, I, 37, 1. Cf. n. 1 et p · texte numérisé non relu

De b. c, I, 37, 1. Cf. n. 1 et p

3. C'est peut-être alors qu'il écrivit à Cicéron (p. 577, n. 9). Il a dû être obligé de s'arrêter ou de marcher plus lentement, à cause de la révolte des Ligures de Vinliraille, contre lesquels il envoya (en février?) Célius avec «luelqucs cohortes, sans doute pour lui ouvrir le passage (Cic, AdJ'am., VIll, 15). 11 rejoignit en effet Célius vers le 18 mars {id., 10).

4. De b. c, I, 35, 1-3; Dion, XLl, 19, 1; Lucain, 111, 301-3.

5. De b. c, I, 35, 3-5; Dion, XLl, 19. 2; Lucain, III, 303-355. Il semble bien que suivant une tradition, sans doute pompéienne, Marseille ait offert alors son orbi»

MARSEILLE RKSISTE A ÇÉSAll. .tT»

Ce superbe langage, au dire de César, ne fui ijue puro hypocrisie : Marseille, aftirme-t-il, .s*était déjà engagée dans la cause sénatoriale'. Avant de quitter RoFn«, Pompée s'était abouché avec quelques jeunes nobles do ta ville grecque, (|ui se trouvaient dans la capitale, et il les avait chargés de pressants messagets^ qu'ils se hâtèrent d'apporter à leurs concitoyens^. Doraitius, l'ami de Caton et de Pompée, auquel le sénat avait donné le {)roconsulat de Gaule au lieu et place de César, cinglait vers Marseille avec une flottille de sept navires'. On savait que la cité se préparait à soutenir un siège *, et il était visible que ce n'était pas pour résister à Doraitius ^

Il est assurément permis de croire que Marseille eût préféré à tout une glorieuse neutralité, et que la harangue des Quinze reflétait la pensée intime du sénat et des citoyens. Je crois pourtant que César a raison, et que dès le début, la cité phocéenne a pris parti contre lui.

Dans cette crise qui déchirait en deux le monde, la neutralité ne lui était pas plus possible qu'elle ne le fut aux autres peuples de la Méditerranée, Hellènes ou Barbares, à Juba le roi des Numides ou à Ptolémée le roi d'Egypte. Les convulsions qui agitaient le peuple romain, entraînèrent tous les satellites qui vivaient depuis deux siècles dans son orbite. Dès le jour où Marseille s'associa à Rome contre Hannibal, elle fut mêlée à toutes les affaires de son alliée, elle l'aida à entrer en Gaule, à y rester, à vaincre les Teutons : elle fut à compte à demi dans

trage entre César et Pompée (Lucaia, 111, 333-5, 368-9; Velléius, II, 50, 3 ; Dion, XLl, 19, 2), et cela n'est pas impossible. Cf. Revue des Études anciennes, I, 1899, p. 301 et suiv.

\. Deb. c, I, 34.

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